Première de Couverture

Sommaire

Inventions et innovations

Eric Wasser : l’Heliodome, repenser l’espcae
Christian Erb : le Fizalis
Didier Munier : Karny, la pince à barbecue multifonctions
Olivier Benoît : le Monogliss
Bernadette Salandre : Manip’Classeur
Vincent Le Goff : Breakboard, un nouveau moyen de transport urbain

Salons et expositions

Podium presse/Rallye-Raid
Inauguration
Les inventeurs
Les avancées médicales
Les motorisations propres
Remise des prix
Palmarès
Les grandes médailles d’honneur

Art et création

Gustave Le Gray, photographe précurseur du XIXe siècle

Dossiers divers

Mondial de l’Automobile 2002
Les Brèves

A.I.F.F./Concours Lépine

Remise du prix Anvar à M. Jesus Lopez Casals
L’A.I.F.F./Conseils

Les deux podiums

Eric Wasser : l’Heliodome, repenser l’espace

L’Heliodome, repenser l’espace

Sculpté par le soleil, l’Heliodome d’Eric Wasser est un volume architectural fixe qui permet d’optimiser l’apport calorifique et lumineux en hiver et de le minimiser en été.
Ce sont dix années de recherche sur le soleil et ses trajectoires qui nt amené ce designer à découvrir la forme optimale de l’Heliodome.

Eric Wasser, ébéniste de formation, a d’abord copié les meubles anciens dans l’atelier de son père, sa vocation artistique le pousse à arrêter la copie pour la création, il est alors reconnu par la fondation Alsace et devient meilleur ouvrier de France à 25 ans.
Cette démarche l’amène à devenir designer dans l’ameublement, il puise dans l’histoire de l’art ce qu’il lui faut pour exprimer le présent et l’offrir à l’avenie. Sa conception humaniste de l’existence et ses préoccupations écologiques le poussent à faire des recherches en architecture.
Ses études, notamment des constructions en lien avec le soleil (pyramides, cathédrales, temples, …) mettent en évidence que l’architecture contemporaine a semblé oublier, avec le productivisme et la machinisme des « Temps Modernes », les environnements dans lesquels elle agit.

Eric Wasser se propose de repenser l’espace, avec des moyens et des techniques modernes, en considérant l’environnement comme un atout et plus comme un adversaire.
Les simulations effectuées sur informatique et les travaux d’un bureau d’études ont confirmé la faisabilité du projet et l’économie d’énergie de chauffage qui seront réalisées.
L’Heliodome est une réponse aux enjeux bioclimatiques, non seulement en matière énergétique mais plus largement par le choix des matériaux : le bois, le verre … Respectant ainsi les principes et objectifs du Développement Durable et de la Haute Qualité Environnementale.
Le Concours Lépine Régional de Strasbourg a permis à Eric Wasser, de donner de l’ampleur à sa démarche, d’éveiller la curiosité du monde politique et de celui des médias. Ainsi, il voit, au niveau national et international, se tisser un champ de contacts, en vue de la concrétisation de son projet : la construction d’Heliodomes.

Fondements Théoriques

La forme de l’Heliodome est déterminée par les trajectoires du soleil : la face nord de l’édifice est formée par les rayons du soleil du solstice d’hiver, la face sud épouse elle, les trajectoires solaires du solstice d’été.
La seule variable influençant le volume de l’édifice est la latitude : ce dernier sera plus redressé sous les tropiques et plus allongé dans les pays nordiques.
Le soleil d’hiver se lève au sud-est et se couche au sud-ouest en décrivant un arc de cercle dont l’angle avec la terre varie selon la latitude.
Dans l’hémisphère nord, pour capter le maximum de ses rayons, et donc profiter pleinement de la chaleur et de la luminosité qu’ils procurent il faut avoir une ouverture maximale entre le sud-est et le sud-ouest selon l’angle que les rayons solaires forment avec la terre (face vitrée).
Au cours de l’été, le soleil décrit un arc de cercle du nord-est au nord-ouest, pendant cette période il faut, pour éviter le maximum de ses rayons, fermer une face de l’édifice qui va du nord-est au nord-ouest, selon l’angle formé par les rayons du soleil et du sol (toit de l’édifice).
L’Héliodome répond aux attentes de l’architecture contemporaine bioclimatique. Des simulations ont permis d’évaluer la quantité du volume ensoleillée et d’énergie économisée, selon l’emplacement et l’ensoleillement entre 50% et 80%

Christian Erb : le Fizalis

Le FizalisArchitecte diplômé de l’ENSAIS, c’est en Math Sup techno, passage obligé pour intégrer la Grande Ecole strasbourgeoise que Christian Erb acquiert ses notions de technique industrielle, dessin et usinage.
En 1999, quelques temps après une chute (de deux étages sur un chantier) de son ami d’enfance, il lui vient une idée. Christian Erb a pu en présenter son concept au Concours Lépine de Strasbourg en septembre 2002. Il nous raconte son aventure.

Il y a sept ans, lorsque mon meilleur ami a perdu l’usage de ses jambes lors d’un accident, j’ai pu constater que le nombre d’activités accessibles indifféremment aux handicapés et non handicapés est faible. Je trouvais également regrettable que la majeure partie des objets destinés aux handicapés étaient d’une esthétique médiocre, et que l’on pouvait en un seul coup d’oeil distinguer une personne valide ‘une personne invalide. Je me suis alors demandé si concevoir un cycle convenant indifféremment à divers types de handicaps était envisageable (paraplégie, hémiplégie, un membre manquant ou paralysé…).
A la même période, je me suis interrogé sur la création d’un cycle utilisant tous les membres. Ceci dans le but de satisfaire les sportifs, en utilisant aussi bien les membres supérieurs que les membres inférieurs.
Il m’a alors semblé intéressant de m’imposer de réaliser un véhicule utilisant tous les membres valides, utilisable par tous, et de manière à ne créer aucune distinction entre valides et invalides.
J’ai alors fait un amalgame avec ces différentes idées, et établi un cahier des charges. Le véhicule devait avoir les caractéristiques suivantes :
la base du véhicule : être strictement identique quelque soit l’utilisateur

* position couchée, par obligation d’équilibre
* 3 roues pour la stabilité des handicapés
* 1 roue avant entre les jambes, non directrice pour ne pas gêner, et motrice, par simplicité
* donc 2 roues à l’arrière, directrices
* chaque membre propulseur (pour sportif)
* mais chaque membre indépendant ( pour pouvoir varier les combinaisons de mouvements et satisfaire les handicapés)
* doit pouvoir être couvert, pour ne pas limiter son utilisation

L’aventure dure depuis 3 ans maintenant, trois prototypes ont été nécessaires pour arriver au prototype de recherche, fonctionnel sur lequel les essais sont faits actuellement.
Respecter le cahier des charges n’a pas été sans peine, et a jalonné le parcours de moments chargés en émotion, que ce soit de joies ou de déceptions.
Cependant cette recherche s’est avérée possible grâce à l’aide accordée par le conseil général du Bas-Rhin, dans le cadre de l’opération « Fond An 2000 », mais aussi par la société Projet, qui a participé au développement du « prototypage », et à l’optimisation des différentes parties techniques. L’Anvar a également soutenu le projet dans le cadre de la PTR (prestation technologique réseau) et enfin, Yann Desreumaux, étudiant en Design Industriel conception de produit et rototype rapide qui a consacré les cinq mois de son stage de pratique de fin d’étude à faire aboutir le projet prototype qui a été présenté au Concours Lépine et à préparer le prototype à venir.

C’est au Concours Lépine de Strasbourg que j’ai été récompensé pour l’invention du « Fizalis », avec le prix du sponsor, un chèque de 1250 Euros et un stand au Concours Lépine Régional de Strasbourg 2003.
Ma présence au concours Lépine m’a permis de montrer l’invention à un publicq hétéroclite, et au travers de discussions et plus précisément d’un questionnaire, de recueillir les avis du public.
Le traitement des nombreux questionnaires est plus qu’encourageant. Le concours Lépine fut l’occasion de rencontrer des industriels et des financiers très intéressés par le projet. Les discussions sont en cours et le sperspectives de collaborations prometteuses. Je poursuis cependant encore mes recherches de partenariat et suis ouvert à étudier toutes sortes de propositions.

 

 

Le Fizalis’ est un véhicule à trois roues : une roue avant fixe pour la propulsion deux roues arrières pour diriger le véhicule.
La position est semi-allongée, sur un siège qui assure un maintien complet du corps, dans une position ergonomique. Chaque membre est mis à contribution. Les pieds et les bras exercent des forces selon un mouvement alternatif (aller et retour) linéaire. Les deux sens permettent la propulsion. Le mouvement linéaire assure le meilleur rendement car la force est identique en tout point de la course, et l’opposition des forces d’un bras et d’une jambe décuple la force ainsi obtenue.
En ce qui concerne la propulsion, chaque membre valide envoie une force, quelque soit le sens du mouvement, à une « boite de transfert », qui additionne l’ensemble des forces pour les transmettre en un sens de rotation unique à la roue avant. Cette boîte a l’énorme avantage de garantir une liberté totale de mouvement et de combinaison de mouvement.
En plus de la propulsion, les bras permettent de diriger le véhicule. Les mouvements avant/arrière des bras et des jambes propulsent le véhicule (quelqu’en soient le sens, l’intensité ou la course) les mouvements latéraux des bras permettent de diriger le véhicule. Ainsi en orientant simultanément les bras à droite, le véhicule tourne à droite et de même à gauche. La direction s’effectue à l’aide du système hydraulique à base de verrins. En cas d’absence ou paralysie d’un bras, le verrin est condamné, et la direction s’effectue avec le bras valide. Un bras au moins est nécessaire.
Enfin la position et l’ergonomie sur le véhicule donnent la possibilité d’installer une coque transparente pour une utilisation par tous les temsps.

 

Les Brèves

Mensurations : une nouvelle norme

Pour l’Industrie du Textile, les tailles des vêtements n’ont pas changé depuis 1970, pourtant la morphologie de l’Etre Humain évolue.
Grande nouvelle pour 2004 : 2 cabines itinérantes avec scanner vont mesurer 21 points du corps de 18 000 français et françaises afin de déterminer une nouvelle norme de mensurations

Un sapin de Noël toujours vert : une invention canadienne

« Je me suis dit qu’il devait y avoir un meilleur moyen d’arroser un arbre de Noël que de ramper dessous, surtout une fois qu’il est décoré, explique M. Kinsella. Ca fait tellement de dégâts et, chaque année, on entend parler d’un sapin qui a pris feu parce qu’il était trop sec. »
Etant donné que la plupart des gens au Canada optent pour un sapin vert dans le temps des fêtes, M. Kinsella a décidé de profiter de l’occasion. Il a inventé l Easy-Tree-Fill, un dispositif destiné à faciliter l’entretien du sapin familial et à le conserver vert. Le Easy-Tree-Fillest constitué d’une tasse en forme de larme reliée à un tuyau de 1,07m qui aboutit au pied du support de l’arbre. Il suffit de remplir la tasse deux fois par jour pour garder l’arbre vert jusqu’au matin de Noël.

(Communiqué de l’APECA)

Une nouvelle utilisation du Texto:

Le CHU de Nice en partenariat avec Orange vient de mettre au point un service d’alertes pour ses malades : une personne diabétique pourra recevoir un texto de son hôpital au jour et à l’heure précise pour son injection d’insuline. De même qu’un patient ayant pris rendez-vous se verra envoyer un petit rappel afin de ne pas oublier sa consultation !

Bienvenue au royaume de la lingette

3M joint l’utile à l’agréable avec cette lingette qui n’est autre qu’une moufle.
Sans additif particulier, la ménagère viendra à bout de toutes salissures (graisse, poussière, eau …) en un tour de main.
Son originalité : une fibre synthétique tricotée, remarquable par sa finesse (11 microns de diamètre) et sa légèreté (1 gramme pour 10 km de fibres).

Non à la pollution grâce à un enduit pour les façades

Fruit de la collaboration du Groupe de Bâtiment et Travaux Publics Vinci et du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, ce produit semble arriver à point. Athènes, dont le taux de pollution n’est pas des moindres, se verra procéder aux premiers tests en 2004 dans le village olympique.
Simple de conception, cet enduit à forte teneur en dioxyde de titane est capable de dépolluer jusqu’à 20 mètres cubes d’air à l’heure pour un mètre carré de produit. Celui-ci est aussi bien actif sous les rayons du soleil (transformation de polluants en nitrates) que sous la pluie puisque lesdits nitrates se trouvent alors lavés. Et enfin plus de ravalement à envisager.

Du nouveau pour la Formule 1

Faire en sorte que le pilote reste attentif à la course et ait toutes les informations qui lui soient nécessaires dans son champ de vision, c’est le but de ce minuscule écran à cristaux liquides de 6×8 mm installé à l’intérieur du casque qui retransmettra sur la visière le moindre détail ( que ce soit l’état de la route ou des conseils du stand).
A l’origine : des ingénieurs de BMW. « Les premiers tests se feront avec Ralph Schumacher. Il est prévu d’adapater cette nouvelle technologie aux motards ».

Barbara Dorey et Chantal Palluau

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