Première de Couverture

Point de vue

Bonne et €uros Année 2002
Année de l’imagination et que l’objet devienne l’art de la réussite.

 

Naissance de l’Euro, An Premier de la monnaie unique : interrogations pour les uns, satisfaction pour les autres… Le compromis n’est pas aisé ! Espérons et ce sans aucun doute que cette mutation permettra un plus large brassage des cultures pour un monde plus chaleureux et plus humain…

Cette nouvelle Année me donne l’occasion d’adresser à tous, partenaires, amis lecteurs, inventeurs, administrateurs et membre du Jury , mes meilleurs vœux pour 2002.

Afin de tenir ses promesses, l’A.I.F.F/concours Lépine trouve de plus en plus sa propre identité et renforce son attraction. En effet, l’association fédère l’ensemble des Inventeurs et Trouveurs de l’hexagone. Pour 2002, le Concours Lépine International de Paris se tiendra du 30 avril au 12 mai dans le cadre de la Foire de Paris, porte de Versailles… Un autre exemple de coopération bien vécue !

Le Concours Lépine reçoit environ 20 nations étrangères, nomine plus de 1000 inventeurs chaque année dans huit des plus grandes villes de France. Egalement pour marquer cette fin de siècle, l’A.I.F.F avait décidé de décerner un prix exceptionnel afin de récompenser un inventeur indépendant qui projettera sa novation sur le Troisième Millénaire (Dossier développé dans le prochain Magazine).

L’A.I.F.F. renforce son pôle de communication en s’impliquant dans le rallye Arras-Madrid-Dakar 2002 pour apporter l’assistance mécanique au Motard Christian Dequidt (dossard 116) qui a testé des technologies « vertes et propres» !

Dans un autre domaine, la rédaction d’Invention Magazine a voulu témoigner d’un événement exceptionnel : le renouveau du « Bel Oiseau Blanc ». Le supersonique franco-britannique qui après quatre mois cloué au sol, pour un « check-up » complet et une adaptation de nouveaux équipements sur quatre points fondamentaux, a repris ses vols.
Concorde renoue enfin avec le mythe de l’aviation civile !

« L’espace, c’est la liberté de l’esprit »
Georges Poulet (1902-1989)

Gérard DOREY
Président

Sommaire

 Point de vueInvention et innovation

Bernard Maureau : le plafond tendu à froid
Raymond Garcia : le tréteau tout terrain
La carte à jouer Ergomia
Thermoclean-Air : capteurs solaires à air
Le Clic-Hair, un concept révolutionnaireSalons et expositions Palmarès Concours Lépine Régional, Avignon/Cap Sud
Palmarès Concours Lépine Régional, Cherbourg/OrmacomArt et créationLe Musée de la Poste, un musée pour découvrir toute l’histoire de la PosteDossiers diversConcorde, voler plus vite que le soleil …
L’Odyssée 2001 du Parc aux Etoiles
Forum Initiatives jeunes à Saintes
Les BrèvesBD Le Créateur de l’Univers

Les deux podiums

La carte Ergomia: T. Vesco

Bonjour, je suis la carte à jouer « Ergomia » !

Je ne sais si je fais partie d’un conte de fée, d’une grande aventure ou d’une révolution dans le monde de la carte, l’avenir me le dira … Tout ce que je peux vous raconter, c’est mon histoire, l’histoire de la carte de forme Ergomia :

Tout a commencé par un dimanche d’été de l’année 1997. Au cours d’une randonnée de cyclotourisme, Thierry Vesco sportif à ses temps perdus rêvait tout en pédalant. Pour lui, mes parents de forme rectangulaire n’étaient pas adaptés à la forme de la main, la carte n’était pas utilisée à 100% de ses capacités. En rentrant chez lui, il nota cette réflexion sur un petit carnet.

Gardien d’une zone industrielle, il avait monté une petite société de prestations de services destinées aux locataires les fidélisant ainsi sur le site. Homme à tout faire, imagination débordante, inventeur dans l’âme, il s’était déjà lancé dans le développement d’une de ses idées mais celle-ci s’était soldée par un échec.
L’expérience, forgeant son homme, lui permit d’avoir plus de recul sur ses nouvelles idées (qu’il avait à foison) pour ne pas se lancer sur un coup de cœur. C’est pour cette raison qu’il ne m’a pas conçu immédiatement.

Ce n’est qu’en novembre 1999 que sa bonne étoile lui souffla ma forme. Deux jours durant, il ne travailla que pour ma silhouette laissant de côté ses occupations quotidiennes. Après quelques crayonnages, puis informatisation s’en suivit une multitude de découpages et rectifications, mon apparence fût enfin affinée. Ma prise en main lui suggéra une première façon de m’utiliser lui imposant de créer de nouveaux jeux. Tests et corrections se succédèrent à un rythme infernal.

En juin 2000, je participe timidement au concours d’Handitec à Paris où je gagne le 3ème prix. L’étape suivante est bien entendu le lancement d’une fabrication d’une toute petite présérie afin de me tester en dehors de sa famille.

Premier contact avec le public en 2000 à Parthenay. Les joueurs me trouvèrent belle et pratique mais ils souhaitaient retrouver sur ma forme les jeux traditionnels dont ils avaient l’habitude. Suite à cet essai, plus ou moins positif, je faillis mourir car il ne voulait pas se tromper une deuxième fois. Heureusement, l’entourage de mon concepteur a insisté pour le remettre à l’ouvrage.

Accepter de modifier légèrement ma destination première, adapter le visuel, ne furent pas de tout repos. Mon inventeur sacrifia ses week-ends, ses temps libres, ses vacances, ainsi que toutes ces économies, avec l’accord de sa famille mais aussi au détriment de sa vie privée, pour ne se consacrer qu’à moi. 1500 cartes furent découpées à la main : trois ramettes de papiers, quelques cartouches d’encre, de la musique et le coup de crayon de sa sœur pour l’un des jeux, ont été nécessaires à l’élaboration des jeux pouvant être réellement mis sur le marché. En ce qui concerne ma fabrication, la recherche d’un fabricant digne de ce nom fut longue et éprouvante car il doutait ou ne voulait pas croire en mon pouvoir de séduction envers le public. Quoiqu’il en soit, grâce à son activité annexe lui procurant les moyens, mon concepteur fabriqua 6 000 jeux de cartes à mon image.

Pour ma première apparition au grand public par la grande porte, le Concours Lépine à la Foire Internationale de Paris (attirant des visiteurs de tous milieux) fut choisi. J’ai bien failli ne pas être présente car notre fabrication se révéla plus compliquée que prévue. Finalement, la veille du départ sur la capitale, nous sommes livrées à Lyon à la société « Système création pratique » qui nous a permis de voir le jour.

Sous les feux des projecteurs, toute ma personnalité se révéla :

Une forme originale et agréable en goutte d’eau incurvée donne à ma silhouette une attirance naturelle et une lecture plus rapide des valeurs des cartes.
Une facilité déconcertante à me tenir seulement avec deux doigts même si nous sommes nombreuses : droitiers, gauchers, grandes mains, petites mains, ma silhouette convient à tous.
Avec mon côté asymétrique, lorsque nous sommes toutes mélangées les unes et les autres en tous sens, cinq secondes suffisent pour les reprendre en mains dans le bon sens.

Quel succès ! ! ! Non seulement 2 400 jeux furent adoptés en 12 jours, ce qui fait qu’un jeu toutes les 3 minutes nous quittaient (! ! !), mais en plus, une récompense me fut attribuée : la Médaille de la Ville de Paris. En ce qui concerne les finances, elles se sont équilibrées, même en ayant investi dans un stand sur mesure et embauché deux personnes pour m’aider à me présenter.

Fort de ce succès et de la notoriété du Concours Lépine, j’ai participé aux concours régionaux où je remportais le même enthousiasme du public et plusieurs récompenses. Dans un même temps, notre ambassadeur (Régis Paraiso) démarche les petits magasins nous aidant à être disponibles plus facilement pour les joueurs.

Seulement 4 mois après mon grand départ à la conquête du monde, il me fallut appeler du renfort car notre concepteur se trouva démuni au cours d’un salon. Alignement de chiffres sur papier, projection de l’avenir et un cumul de petites commandes résultant des premières prestations, firent de mon créateur un joueur en misant sur l’avenir.

Nouveau « look » pour rectifier quelques imperfections de jeunesse et agrandissement de notre gamme furent possibles avec la recherche d’un dessinateur trouvé sur internet (Philippe AUGER) et la connaissance acquise au contact du public. Je me déclinai dorénavant en jeux de Tarot, 54 cartes et 7 Familles pour séduire tous les joueurs, à leur plus grande satisfaction.

Malgré toutes les garanties, les prix remportés, la recherche de finances reste difficile et me fait découvrir un monde jusqu’alors inconnu. J’ai même failli ne plus exister en novembre 2001 faute de moyens financiers commençant à devenir plus importants. Le comble : certains banquiers auxquels mon inventeur me présente, m’acquièrent et m’adoptent, sans aucun problème mais lorsque le dossier arrive vers les hautes sphères, il est rejeté car je ne suis qu’un jeu…(pourtant en France un foyer possède en moyenne trois exemplaires de jeux de cartes et les cartes n’existent pas seulement qu’en France…). Grâce à l’appui de son père, il peut avancer quand même dans le futur.

La femme de mon inventeur (Laurence Vesco) intègre l’équipe apportant sa connaissance commerciale et m’offrant la possibilité de conquérir le monde ainsi que de consolider ma base actuelle fort de ses 65 points de ventes et de ses 8000 jeux de cartes déjà vendus.

En ce qui concerne les manifestations auxquelles je vais participer, nous prévoyons de nous exposer au Salon International des Produits de l’Enfant à Paris Le Bourget grâce à l’aide de l’A.I.F.F. dans le « Pavillon Nouveaux Talents ». Quelques petits détours de ci, de là, pour consolider notre notoriété et nous réservons toute l’année 2002 pour continuer les Concours Lépine. Cela nous permet de montrer comment une invention peut se transformer avec l’aide de certaines personnes et des remarques constructives. Ainsi, elle peut espérer devenir une Grande Invention.

Si vous souhaitez en savoir plus et communiquer avec moi ou mon inventeur, il existe un site internet ne parlant que de moi et de mon actualité : www.ergomia.com.

Moi, la carte à jouer « Ergomia », je remercie les personnes de l’organisation du Concours Lépine pour m’avoir donné la parole dans ce magazine montrant une petite partie de l’immense créativité des hommes et pour les concours qu’ils organisent me permettant de progresser dans mon futur.

Thierry Vesco

Le plafond tendu à froid: B. Maureau

Plafond tendu à froid : le faux plafond qui a du vrai

Bernard Maureau, artisan à Carpentras, s’est vu remettre lors du Concours Lépine Régional d’Avignon du 15 au 27 octobre 2001, 5000 Francs et une médaille offerts par la Ville d’Avignon ainsi qu’un stand de 4m² au Concours Lépine International de Paris 2002 pour son invention « un système d’accrochage pour plafond tendu à froid ».

J’ai commencé à poser du plafond tendu à chaud en 1988, et pendant ces années là j’étais obligé de travailler avec des fournisseurs qui m’imposaient leurs prix, leurs délais, leurs quantités à commander par mois et toutes sortes de conditions et contraintes pour être « agréé ».

J’ai dû chercher un système pour être vraiment indépendant. J’ai imaginé plusieurs systèmes avant d’en arriver au système actuel qui est breveté.

Je suis allé voir un industriel à Loriol qui fabrique des profilés et qui m’a très bien reçu. Il m’a conseillé de faire une étude de faisabilité, mais ce n’était pas dans nos moyens financiers.
Cette société croyait au système. J’ai dessine le profilé et le jonc de blocage afin de lui commander deux filières, pièces qui s’adaptent sur des machines qui fabriquent le PVC. Ces deux filières devaient être à ma charge même si celles-ci ne fonctionnaient pas.
Dans ma tête cela ne pouvait que marcher et cela a fonctionné..

En 1999, j’ai fait le concours de l’Invention et de l’innovation. J’ai fini Premier « Prix Jules Verne » et Médaille d’or avec l’espoir de trouver des industriels ou des financiers.

Quand le concours Lépine s’est présenté, je me suis dit pourquoi pas ? Je dois avouer que je fus très surpris d’avoir le Premier Prix.

J’ai voulu simplifier le système de fixation du plafond tendu. La prise de cotes est réduite à prendre la longueur et la largeur, et non comme auparavant toutes les diagonales ainsi que le périmètre. Avec ce système là, cela permet de poser une toile pvc tramée sans chauffer la pièce.

En démocratisant le plafond tendu, les artisans peuvent se le procurer chez les revendeurs distributeurs en peintures et décoration sous forme de kit c’est à dire : « la toile plus le système de fixation ». Pour l’instant notre produit est disponible en région PACA et en cours de développement.

Bernard Maureau

Les caractéristiques du nouveau plafond tendu PVC :

Dans le cadre de la rénovation comme dans celui du neuf, ce produit est à même de satisfaire vos idées de décoration et de confort. Il apportera un plus à votre intérieur et vous séduira par ses qualités :

il ne craint ni l’humidité, ni la condensation
sa facilité d’entretien
sa rapidité de pose : une matinée suffit pour une pièce de 12 m2, sans déménagement important du mobilier.

Fixé sur la périphérie, ce plafond sera à la hauteur de votre choix. De plus, il vous sera possible de passer des câbles électriques, des gaines techniques, de réinstaller vos luminaires, lustre, spots, ventilation mécanique, etc.

D’autre part,
il résiste aux chocs non perforants
il est lessivable, donc facile à l’entretien
il est idéal pour les plafonds fissurés, abîmés, écaillés ou cloqués
la prise des cotes est simplifiée : que la pièce soit rectangulaire, en forme de trapèze, comportant un côté plus long que l’autre, ou bien des angles entrants et sortants, il suffit de prendre uniquement longueur et largeur

Enfin, ce produit est classé M1 (classement au feu) et « BIO-PRUF » (classement antimicrobiens).

CP – source documentation MB Plafond tendu PVC M1

Les Brèves

WatchPad, un PC à « montrer » :

Encore quelques mois à attendre pour pouvoir porter à votre poignet cette montre PC (d’ici fin 2002) conçue par IBM et Citizen.
Munie d’un écran couleur tactile (320X240 pixels), elle vous permettra de consulter votre agenda, mais aussi vos e-mails et toutes les tâches qui vous incombent.
Une simple identification suffit, votre voix ou vos empreintes digitales.

A l’ère de la voiture intelligente :

Fini le stress citadin avec « the Pod », prototype inventé par Toyota et Sony.
Cette automobile veillera sur les conducteurs et les préviendra de tout danger. Elle les accueillera par un sourire dès leur approche, les préviendra d’une crevaison. En fait, ce sont des capteurs disposés dans la colonne de direction qui permettront de détecter l’état du conducteur. Si celui-ci devait être nerveux, il est prévu d’y remédier par une adaptation des suspensions, une diffusion de musique douce, etc… Et bientôt pour bon nombre d’automobilistes dont se garer est un cauchemar, un système de « créneau automatique » fonctionnant grâce à de petits radars et appareils photo.

Click and Paper, un lecteur pour le Net :

Pour en finir avec la saisie des adresses Internet reconnue fastidieuse, Wiziway, société lyonnaise, a mis au point ce lecteur optique.
Relié à un PC, ce système permet de lire les adresses électroniques sur papier et d’ouvrir instantanément les pages Web.
L’adresse devra cependant être « inscrite sous forme de « tag », un fichier image de type Tiff de 2,4 mm de long, lisible par 1 faisceau infrarouge ».
Cependant, avant de pouvoir se le procurer, il semblerait qu’il soit nécessaire de résoudre un problème de coût…

L’Ipod de chez Apple :

A peine plus gros qu’un paquet de cigarettes et ne pesant que 185 grammes, le dernier né de chez Apple n’en n’est pas moins efficace… L’Ipod est capable de contenir 1 000 titres musicaux en qualité CD.
Grâce à sa connexion FireWire, vous téléchargez un CD entier en moins de 10 secondes et mieux encore, le téléchargement de 1 000 titres ne s’effectue qu’en 10 minutes… et pas une de plus ! Encore un dernier point positif, et pas le moindre, il bénéficie d’une qualité sonore exceptionnel.
Ce petit miracle de technologie est mis sur le marché depuis 2 mois au prix de 537 Euros (3522,49 FRF).

Quel avenir après le flop du Wap ?

Un standard commun vient d’être proposé par une vingtaine d’acteurs des télécommunications (Nokia; Motorola, Samsung, Siemens etc). Le but étant de rendre disponible sur n’importe quel type de téléphone mobile un seul et unique système d’exploitation permettant de véhiculer des données multimédias, des images, de la musique et des vidéos.
Le seul problème reste que Microsoft et Palm sont les deux grands absents de ce consortium. On peut s’interroger sur l’attitude que vont adopter ces deux sociétés.

 Barbara Dorey et Chantal Palluau

Art et Création

Concorde : Voler plus vite que le Soleil …(1 ère Partie)

Concorde : voler plus vite que le soleil…
(1 ère Partie)

Les grandes dates de Concorde

Le lancement de Concorde :

29 novembre 1962 : les gouvernements français et britannique signent un accord pour la conception et la construction en commun d’un avion de ligne supersonique.

2 mars 1969 :1 er vol de Concorde 001 (français) au départ de Toulouse piloté par André Turcat secondé par Jacques Guignard, Henri Perrier et Michel Rétif. Ce vol eut lieu à 15h38 et dura exactement 27 mn.

9 avril 1969 : Vol de Concorde 002 (anglais) piloté par Brian Trubshaw de la British Aircraft Corporation.
Le décollage se passa bien, mais les deux altimètres de l’avion ne fonctionnèrent pas. Le vol fut écourté et ne dura que 22 mn. Brian Trubshaw du faire preuve d’adresse pour atterrir à vue…Rien ne fut remarqué !

1 er octobre 1969 : Concorde 001 franchit le mur du son (Mach 1) soit 1066km/h dans la stratosphère.

4 novembre 1970 : Concorde atteint Mach 2 soit 2155 km/h

Histoire de l’exploitation de Concorde au sein d’Air France :

L’ère du transport aérien supersonique commercial s’est officiellement ouverte en 1976.

Le 21 janvier 1976, Air France lançait le premier service régulier assuré en Concorde, à raison de deux vols hebdomadaires, sur la ligne Paris-Dakar-Rio de Janeiro (le même jour, British Airways ouvrait la ligne Londres-Bahrein),

Le 9 avril 1976 : ouverture de la ligne Paris-Caracas, à raison d’un vol par semaine,

Le 24 mai 1976 : ouverture de la ligne Paris-Washington, à raison de trois, puis quatre services hebdomadaires,

Le 22 novembre 1977: ouverture de la ligne Paris-New York, en service quotidien, après de nombreux mois d’attente,
Le 20 septembre 1978 : ouverture de la ligne Paris-Mexico, à raison de deux vols par semaine en prolongement de deux vols Paris-Washington,

Le 12 janvier 1979 : prolongement de la ligne Paris-Washington sur Dallas, à raison de deux vols par semaine, en coopération avec la compagnie Braniff, pendant un an,

Le 29 mars 1981 : augmentation de la fréquence hebdomadaire des vols sur New York de 7 à 11, avec prolongement de deux d’entre eux sur Washington et de deux autres sur Mexico, en remplacement des vols Paris-Washington et Paris-Washington-Mexico.

L’année 1982 a été marquée par la suspension des dessertes de Rio de Janeiro et Caracas, le 1er avril, et de Washington et Mexico, le 1er Novembre. Seule demeure exploitée la liaison quotidienne Paris-New York,

Le 12 octobre 1992, Concorde a battu en 33 heures et 1 minute le record du tour du monde effectué par un appareil commercial dans le sens Est-Ouest,

Le 16 août 1995, Concorde a battu en 31 heures et 27 minutes le record du tour du monde effectué par un appareil commercial dans le sens Ouest-Est,

Le 25 juillet 2000 : accident du Concorde F-BTSC et suspension des vols Concorde,

Le 16 août 2000 : retrait du certificat de navigabilité des Concordes

Le 24 janvier 2001 : le premier Concorde modifié (F-BVFB) effectue des essais à Istres,

Le 5 septembre 2001 : les autorités françaises et britannique de l’aviation civile délivrent au Concorde le certificat de navigabilité,

Le 7 novembre 2001 : le Concorde reprend son envol entre Paris et New York


Equipes Concorde

Les Equipes qui ont procédé à la maintenance de Concorde et aux modifications

Une équipe de 25 personnes est restée mobilisée sur Concorde, à la Direction de la maintenance, lors de la phase de surveillance (stockage) des avions, d’investigations avec le BEA (Bureau Enquête Accident) et de développement des modifications avec les constructeurs. Dès février 2001, les équipes de la Direction de la maintenance et de la Direction logistique et industrielle se sont progressivement reconstituées :

Plus d’une centaine de personnes au Département Entretien Concorde de la Direction de la maintenance pour la réalisation des chantiers de remise en service des appareils,
Une trentaine de chaudronniers des services d’Orly, du Bourget ou de Roissy qui ont été adjoints à une équipe d’EADS, pour la réalisation des modifications des réservoirs,
L’équipe de 3 personnes pour la gestion des révisions moteurs,
Les équipes des ateliers mécanique et avionique qui traitent des révisions des équipements,
Les équipes logistiques traitant des achats et approvisionnements des magasins.

L’entretien de Concorde

Concorde est le seul avion pour lequel la Direction de la maintenance réalise la totalité des opérations de petit et de grand entretien.

Comme pour tout avion, il existe un programme d’entretien qui précise le rythme et le contenu de chacune des visites.
Ce programme est défini par le constructeur et l’exploitant. Il est présenté à l’autorité (DGAC) pour approbation.

Concorde fait l’objet des contrôles suivants :

Visite prévol (avant chaque vol),
Contrôle journalier: travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 24 heures.

Visite A: travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 210 heures de vol.
En plus des opérations particulières à ce type de visite, sont reprises les opérations prévues en contrôle journalier et en visites hebdomadaires.

Visite B : travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 420 heures de vol.

Visite C : travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 1680 heures de vol.

Visite IL: travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 6000 heures de vol.

Visite D ou « grande visite » : travaux et vérifications effectués suivant des check-Iists toutes les 12000 heures de vol. Cette opération d’entretien nécessite un démontage complet de l’appareil. De nombreuses vérifications de structure sont effectuées et un grand nombre de pièces sont remplacées. L’avion est immobilisé près d’un an.

Le suivi technique des moteurs est réalisé par la Direction industrielle d’Air France, à. partir des directives données par les motoristes Rolls Royce et Snecma.

 Concorde : Voler plus vite que le Soleil … (2 éme Partie)

Le prix du nouveau Concorde

Plus de 110 millions d’Euros :

Equipages: 60 000 000 €
Nouveaux Pilotes: 762 000 €
Pneumatiques: 730 000 €
Nouveaux réservoirs: 52 000 000 €
Total: 113 492 000 €

Les équipages en stand-by :
Avant le redécollage, les membres des équipes du Concorde (12 commandants de bord, 11 officiers pilotes, 13 mécaniciens naviguants, etc.) ont été payés. Ils ont participé à tous les essais et tests techniques. Aux salaires et charges, s’ajoutent le manque à gagner d’Air France.
Au total, l’immobilisation des appareils à coûté 60 millions d’euros (près de 395 millions de francs).

De nouveaux Pilotes :
Une dizaine de nouveaux pilotes et co-pilotes ont été formés pour remplacer les membres d’équipages disparus dans l’accident du 25 juillet 2000 ainsi que ceux partis à la retraite depuis.
Coût : environ 76 200 euros (500 000 francs) par personne, soit une facture totale d’environ 762 000 euros (5 millions de francs).

Des nouveaux pneumatiques :
Les nouveaux pneus ont été conçus et fabriqués par Michelin. Ils sont vendus 3 050 euros pièce (20 000 francs). Il y a 8 pneus sur chacun des quatre appareils.
Coût : 73 000 euros environ (480 000 francs). Il faut les changer tous les 60 atterrissages. En 2000, Michelin a consacré toute sa recherche-développement dans l’aviation au nouveau pneu du Concorde qui équipera d’autres avions.

Des réservoirs en Kevlar :
La pose et la fabrication de nouveaux réservoirs a coûté 50 millions d’euros (340 millions de francs) à Air France. Conçus par EADS, ces réservoirs sont tapissés d’un matériau composite, le Kevlar, qui assure une meilleure étanchéité.
Chez l’avionneur, une centaine de personnes ont travaillé pendant un an à ce projet qui a coûté 23 millions d’euros (150 millions de francs).

Tarifs Concorde :

Afin de promouvoir ses vols supersoniques, Air France propose les tarifs suivants :

Aller et retour en Concorde : 8 100 Euros
Aller en Concorde et retour en Première : 9 280 Euros
Aller en Concorde et retour en Classe Affaires : 8 274 Euros

Par ailleurs, un tarif « Compagnon » permet à tout acheteur d’un billet Concorde aller et retour de faire bénéficier la personne qui l’accompagne d’une réduction de 50 % du tarif plein, à condition de voyager ensemble.

(source Air France)

Etude sur la clientèle Concorde :

Qui voyage sur Concorde ?

Deux tiers des clients de Concorde voyagent pour des motifs professionnels. Ils se répartissent en 80 % d’hommes et 20 % de femmes.

Les américains (50 % des passagers) et les européens (48 % dont les deux tiers sont des résidents français) constituent l’essentiel de cette clientèle.

En moyenne, 52 % des passagers sont en correspondance.

Enfin, le client Concorde est fidèle et fréquent : on a constaté que la clientèle Concorde voyagerait en moyenne 4 fois par an à bord du supersonique d’Air France. Certains passagers prennent le Concorde pratiquement chaque mois.

(Source étude Air France)

*
***

Les chiffres clès de Concorde

La flotte Concorde à Air France :

5 appareils constituent la flotte Concorde :

F-BVFA
F-BVFB
F-BVFC
F-BVFC
F-BTSD
F-BVFF
(Contre 7 appareils pour British Airways.)

Présentation de l’appareil : ses caractéristiques techniques :

Concorde est un avion supersonique à ailé delta et dérive centrale. De ligne générale très effilée, il est propulsé par quatre réacteurs Rolls Royce Olympus 593 installés dans deux paires de nacelles accouplées sous les ailes. Son fuselage, presque aussi long (62,10 m) que celui des gros porteurs (70,51 m pour le Boeing 747), est beaucoup moins large (2,87 m contre 5,80 m).

Envergure : 25,56 m
Longueur : 62,13 m
Hauteur : 12,22 m
Largeur intérieur de la cabine : 2,63 m
Type de moteur : Rolls Royce Olympus 593
Poussée au décollage : 17,4 tonnes x 4
Poids maximum au décollage : 185 tonnes
Poids maximum à l’atterrissage : 111 tonnes
Capacité carburant : 96 tonnes
Nombre de sièges : 92
Volume des soutes : 19 m³
Rayon d’action : 6 500 km
Vitesse de croisière : Mach 2,02
Altitude de croisière : entre 15 000 et 18 000 m
Longueur de piste au décollage : 3 600 m (au poids maximum)
Longueur de piste à l’atterrissage : 2 200 m (au poids maximum)
Equipage : 3 navigants techniques, 6 navigants commerciaux
Durée du voyage Paris-New York comparée : 3h55 pour Concorde et 7h45 en subsonique

*
***

L’avenir des vols supersoniques :

L’Aérospatiale, Matra et Airbus (regroupés dans le consortium européen EADS) participent au programme européen de recherche supersonique. Un des projets serait de construire un avion :

capable de parcourir 10 000 km sans ravitaillement
ouvrant la ligne Los Angeles-Tokyo à Mach 2
transportant 250 passagers
consommant la moitié du kérosène de Concorde
tout en étant moins polluant et moins bruyant
Ce projet ne verra probablement pas le jour avant 2015-2020.
Il reste donc à Concorde de belles années de courses après le Soleil à gagner d’ici-là !

Barbara Dorey

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