Première de Couverture

Point de vue

100 ans d’inventions au Concours Lépine International de Paris 2001

Ayant cultivé depuis quelques années l’art de la pole position, le Concours Lépine est devenu un événement incontournable du début du Printemps. Situés dans le Parc des expositions de la Porte de Versailles, les Salons du Concours Lépine ont vu naître tous ces pionniers de l’Invention et de l’Innovation.

Les visiteurs de l’époque pouvaient y croiser les Frères Renault présentant leurs moteurs révolutionnaires, mais aussi la prestigieuse marque aux deux chevrons qui s’illustrait par ses carrosseries futuristes, également les automobiles Peugeot, reconnaissables entre toutes, par ses séries à trois chiffres avec obligatoirement un zéro au milieu permettant le passage de la manivelle.
Beaucoup d’autres motoristes, environ cent cinquante, n’ont eu d’autres choix que de trouver un développement dans des secteurs tels que la marine, les trains et les avions. Tel ont été les destins de Blériot ou autre Fernand Forest.

Ces mêmes années furent également celles de gloire pour la domotique, le jouet en bois où la France était leader en la matière. Sans oublier non plus les podiums et autres défilés de mode, qui ont tracé l’avenir de la Haute-Couture française.

Après avoir découvert le passé, nous allons à la rencontre du futur : c’est ainsi que le Concours Lépine 2001 s’est tenu du 27 avril au 8 mai dernier dans le hall 7/3 de la Foire de Paris / Comexpo.
Au centre de ces 4000 m² consacré à l’invention, un podium de 120 m² destiné à la Presse et VIP, avait été dressé.
Dans un cadre high-tech, on retrouvait à l’intérieur de cet espace :
les portraits des 20 Présidents du Concours Lépine qui se sont succédés durant ce siècle écoulé,
sur un écran plasma, le dernier défilé de mode du couturier Olivier Lapidus, basé sur les nouvelles matières,
les visuels des trois derniers Prix du Président de la République ( 1998 « Diapos » chariot de manutention de M. Garrec, 1999 « Cas Roc » excavateur à marteaux oscillants de M. Boniface et 2000 l’armoire sèche-linge à circuit frigorifique de M. Durand),
la grand affiche du « Triel Info », informant le public de la prochaine installation dans la ville de Triel-Sur-Seine du musée des Inventions du Concours lépine,
dans des vitrines spécialement aménagées, étaient exposés différents objets du passé allant du tout premier fer à vapeur à l’aspivenin en passant par le presse-purée et le bac Riviéra etc.
Cette exposition était présentée sous un ciel étoilé accompagnée par une musique électronique alliant évidemment le passé à l’avenir, spécialement conçue par Stephan Di Bernardo de DukeFactory. (cf article pages 38 et 39)

A l’extérieur :
une rétrospective iconographique des grandes inventions du début du siècle (Aile Delta, premier téléphone individuel, la Métroposte etc.)
Cette visite ne pouvait qu’imposer le calme et le respect.

Puis sur les 3880 m² restant, des stands d’inventeurs à l’infini : toutes les innovations présentes avaient pour vocation de modifier la vie de chacun d’entre nous, en ce troisième millénaire.
Parmi tous ces inventeurs, 14 nations étrangères étaient représentées, permettant ainsi de confronter des idées internationales à leurs homologues nationales.

A l’issu de cette manifestation, environ 260 prix ont été décerné. Le plus prestigieux d’entre eux, le Prix du Président de la république, a été remis pour la toute première fois en 100 ans à une femme : Florence Florit, ingénieur en électronique, pour son télétransmetteur à infrarouge universel.

Le Concours Lépine adresse tous ses remerciements à la Presse ainsi qu’aux sponsors et autres collaborateurs qui ont œuvré à cette grande réussite.

« L’histoire n’est pas un science, c’est un art. On n’y réussit que par l’imagination. »
Anatole France ( 1844-1924)

Gérard DOREY
Président

Sommaire

Point de vue

Invention et Innovation

Florence Florit : le télétransmetteur à infrarouge

Eugène Iampolsky : la nouvelle chaudière insert à bois

Cérémonie

Inauguration officielle

Remise des Prix
Discours du Président Dorey
Discours du Préfet de Police de Paris, M. Jean-Paul Proust
Palmarès
Visites officielles

Du Passé au Futur

Podium

Les 20 Présidents

La compilation du Concours Lépine
Dossiers Divers

Presse, quelques exemples

Les Brèves

BD Le Créateur de l’Univers

Les deux podiums

Le Télétransmetteur à infrarouge: F. Florit

Ayant toujours vu mon père avec un fer à souder entre les mains, j’ai naturellement été attirée par l’électronique. Après un DESS en Génie Industriel – Circuits Intégrés, obtenu il y a 8 ans à l’université d’Orsay, j’ai travaillé dans… l’édition musicale, en qualité de responsable royalties et copyrights. Rien à voir donc avec ma formation d’origine, si ce n’est certainement beaucoup de rigueur et autant de patience !

L’histoire de mon invention, c’est d’abord une affaire de famille, qui remonte à quatre ans en arrière environ … Mon mari travaillant à l’époque avec mon père, je restais en permanence dans le domaine de l’électronique et des courants faibles. Et c’est à l’occasion d’une difficulté technique rencontrée lors d’un chantier que je fus amenée à collaborer avec eux. Le chantier en question consistait d’abord à réaliser des installations classiques de sonorisation et de télévision dans une chaîne de restaurants. Aucun souci jusque là pour deux installateurs professionnels que sont mon père et mon mari. Le problème vint ensuite : le directeur de ladite chaîne de restaurant voulait que le barman puisse piloter la chaîne hi-fi et le terminal numérique situés dans un bureau à l’étage, à plus de 100 m de distance du bar. Or, aucun appareil présent sur le marché ne permettait de répondre à une telle demande. Il fallait donc innover. Mon père dressa le cahier des charges :

1- un appareil qui puisse capter de l’infrarouge à un endroit donné, et le restituer à un autre ;
2- une distance suffisamment grande entre le récepteur et l’émetteur, pour que l’appareil puisse fonctionner dans toutes les installations ;
3- un appareil qui ne nécessite pas de connaissances particulières pour être utilisé et installé.

Je me mis donc au travail sur le champ. Mon père et mon mari, tous deux installateurs, me furent évidemment très précieux par leurs conseils, en particulier lors de la réalisation des premiers prototypes. Je passais des jours et des nuits à cogiter, réalisant des tas de schémas, posant des tas d’équations. Mon père, son éternel fer à souder à la main, exécutait sans rechigner sa mission : souder les composants comme je le lui indiquais. Ensemble, nous faisions ensuite les mesures pour valider mes calculs, puis les branchements pour tester l’appareil.

Ainsi s’écoulèrent plusieurs semaines, et nous fumes tout juste satisfaits du résultat au bout du compte : l’appareil était capable de transmettre le signal infrarouge reçu, par courant porteur au travers d’un câble bifilaire, mais nécessitait encore certains réglages. Par ailleurs, la distance de transmission me paraissait insuffisante. Je modifiais encore mon prototype…
Puis un jour, alors qu’il installait une parabole chez un client, mon père me parla de sa difficulté à passer le câble sans faire trop de travaux dans la maison. Une idée soudaine me traversa alors l’esprit : pourquoi tirer un autre câble, pourquoi ne pas utiliser l’installation existante, en passant directement par le câble de télévision ?

S’ensuivirent d’autres schémas, de nouvelles équations, plusieurs jours de mesures et de tests, quelques réglages supplémentaires : le télétransmetteur infrarouge universel était né ! Une petite boîte noire à peine plus grosse qu’un paquet de cigarettes, permettant de piloter jusqu’à 1 km distance n’importe quel appareil possédant une télécommande infrarouge, en passant par le câble de télévision ou de téléphone, donc sans modifier l’installation existante. A condition que l’installation existe effectivement, bien entendu ! A cela ajoutons sa facilité d’installation, précisons qu’il n’y a absolument aucun réglage à faire, que le signal est retransmis intégralement et sans modification à une petite cellule qui va le réémettre en temps réel à l’appareil à télécommander, sans risque d’interférer chez le voisin ! C’est d’ailleurs le seul appareil qui puisse fonctionner dans les hôtels et les et les collectivités.

A ce stade, il n’était pas question de s’arrêter là. Tandis que mon père et mon mari, plutôt satisfaits, fabriquaient en série les petites boîtes noires destinées à être installées chez leur clientèle grandissante, je m’affairais à déposer le brevet de mon invention, armée des bons conseils d’un avocat, qui m’aida dans toutes mes démarches.

Février 2001 : l’association du concours Lépine m’adresse le dossier traditionnel de participation à l’exposition se déroulant au mois de mai dans le cadre de la foire internationale de Paris. D’abord hésitante, je me dis que c’est peut-être là l’occasion de mener à bout mon projet : trouver un fabriquant/distributeur intéressé par mon invention ! A la dernière minute, je retourne donc mon dossier d’inscription. Quelques jours plus tard, je me retrouve au beau milieu de 400 autres exposants tous sympathiques, ravie de pouvoir montrer mon produit à la foule enthousiaste qui lui manifeste un intérêt bien au delà de toutes mes espérances ! A ce moment là, je suis bien loin de l’esprit « concours » et je n’imagine pas recevoir un prix quel qu’il soit !
Lundi 7 mai 2001 : jour de la remise des prix. Je ne peux évidemment pas rater ça, et certainement pas cette année où le concours Lépine fête ses 100 ans d’existence ! La salle est immense, près de 700 personnes sont présentes ce soir là : je suis vraiment très impressionnée. La cérémonie démarre, et comme les autres, j’attends, le cœur un peu serré, espérant bien quand même faire partie des 250 élus environ qui seront récompensés. Le temps passe, la pression monte, les 8 premiers lauréats vont bientôt être appelés. Mon cœur bat un peu plus fort encore… Prix du concours Lépine, prix du 1er ministre… Il n’en reste plus qu’un à remettre, le premier, celui du président de la République. Le suspense pèse quelques minutes encore, quand j’entends soudain prononcer mon nom : les yeux embués, les jambes flageolantes, j’ai du mal à quitter mon siège, je n’arrive pas à y croire ! Je parviens malgré tout à rejoindre la tribune officielle : monsieur Patrice VERMEULEN, représentant de monsieur François PATRIAT, Secrétaire d’Etat aux PME, Commerce et Artisanat, me remet alors mon diplôme et un magnifique vase en porcelaine de Sèvres. La salle est debout, les applaudissements fusent de partout : pour la première fois, le 1er prix revient à une femme. Il aura fallu attendre 100 ans !

Le conte de fées ne fait alors que commencer… Dès le lendemain, je suis assaillie par les médias : tous veulent parler de l’événement. Pourrais-je leur en vouloir ? Certainement pas : c’est l’occasion ou jamais de faire gratuitement de la publicité pour mon produit dans le monde entier ! Et il n’y a pas qu’eux : nombreux sont les particuliers, les installateurs et les industriels à vouloir en savoir plus. Aussi, je tâche de gérer mon emploi du temps aussi bien que possible pour répondre à la demande de tous.

Malgré le succès remporté et les nombreux contacts pris à ce jour auprès d’industriels français et étrangers, je suis toujours à la recherche d’un fabricant/distributeur. Mon souhait serait évidemment de trouver un fabricant français !

Dans cette attente, je me concentre aujourd’hui sur les autres applications possibles de mon invention, qui a, j’en suis convaincue, bien d’autres possibilités encore inexploitées…

Le conte de fées n’est donc certainement pas terminé…

Je ne pourrais pas achever mon récit sans remercier toute l’équipe de l’AIFF- Concours Lépine, et en particulier son Président monsieur Gérard Dorey, qui m’ont permis de vivre cette merveilleuse aventure. A tous, mille fois merci !

Florence Florit

La nouvelle chaudière insert à bois: E. Iampolsky

Ecologique, convivial et bon marché, ce système répond à ces nouveaux besoins et contribue à chauffer intégralement une habitation tout en conservant aux cheminées leurs styles authentiques. Cette invention a obtenu le prix du Premier Ministre au Concours Lépine International de Paris 2001.

De formation en bâtiment, mais autodidacte, j’ai exercé toute sorte de métiers, notamment, maître d’œuvre, géomètre, moniteur dans la formation professionnelle… Je pense que la plupart des inventeurs ont eu un peu le même parcours, bien sûr dans leur spécialité respective.

J’ai toujours eu le goût du risque et de la recherche. Précurseur de tout ce qui touchait à l’innovation, dans les années 57, à 23 ans, j’élaborais des systèmes de fabrication d’éléments, que ce soit pour les cheminées, les dalles, les pavés etc…

« Bâtisseur » de maisons, je n’ai jamais pu concevoir une habitation sans que celle-ci comporte une cheminée ; même dans une région tempérée comme la Provence. J’estime qu’une cheminée est indispensable car elle est représentative d’un cadre de vie. D’ailleurs n’a-t-on pas raconté durant les longues soirées d’hiver toutes sortes d’histoires vraies ou fausses -qui ont fait le charme de toutes les veillées d’antan- devant un bon feu de cheminée. Alors que le froid, le vent et la pluie grondaient à l’extérieur, une bonne odeur de grillade et de thym embaumaient toute la maison. Le feu a toujours été l’âme principale des maisons, surtout dans les campagnes où toutes les réunions se faisaient en général le soir devant un bon feu de cheminée. Il y avait ce plaisir de se retrouver ; et parfois même dans le malheur, car autrefois aucune vie n’était possible sans un feu de cheminée. Celle-ci servait à préparer les repas, mais aussi à chauffer la pièce principale, lieu où elle se trouvait en général. Ce système perdure encore de nos jours dans certaines campagnes.

Dans les années 90, dans le Périgord, installé dans ma maison en vieilles pierres que j’ai construite, j’ai pensé en contemplant mon feu de cheminée que l’on se brûlait devant celui-ci et que beaucoup d’énergie était perdue. A partir de ce constat j’ai décidé de tirer le maximum de calories de ma cheminée en remaniant le tout ; et en lui conservant néanmoins son authenticité pour ne pas la dénaturer. J’ai raisonné un peu comme avec le « cochon » où tout est bon et utilisé ; pourquoi ne pas faire pareil avec une cheminée dont aucune calorie ne se perdrait ?. Certes, il y a eu l’époque des inserts autour desquels se construisent des foyers fermés à la dimension de ceux-ci. Mon but étant de construire des foyers fermés, et ce à la dimension des cheminées existantes sans les dénaturer. Au départ, l’idée m’est venue de fermer l’âtre par une porte en vitre céramique télescopique se dissimulant intégralement dans la hotte et, ensuite de chauffer de l’eau pour les besoins sanitaires et le chauffage central. Mais il est impossible de réguler un feu de bois avec un thermostat comme une chaudière à fioul, à gaz ou électrique.

L’eau ne fait pas bon ménage avec le feu, et monte vite à 100°. Pour contourner le problème, qui est celui du loup dans la bergerie, faut-il éliminer le loup ou les moutons ? c’est à dire l’eau où le feu, l’eau bien sûr qu’il faut remplacer par un fluide caloporteur sans limitation de température (500° environ) et le tour est joué.

Il restait à trouver ou à faire fabriquer le matériel pour véhiculer ce fluide à haute température, car il n’existe aucun matériel, pour ce genre d’application, dans le commerce. Le problème majeur fut de faire fabriquer ces matériels.

Après quatre années d’étude et de fabrication de prototypes, j’ai pu enfin fabriquer ma chaudière insert à fluide caloporteur à production d’eau chaude qui, je l’espère, sera la prochaine chaudière du 3ème millénaire.

Cette chaudière a été testée et analysée par un laboratoire agréé, afin de s’assurer de sa sécurité et de sa fiabilité et également de son rendement thermique qui est de l’ordre de 25 à 30 kW environ, selon le modèle. Trois modèles seront commercialisés, pour une capacité d’habitation d’environ 100 à 180 m2 (chauffage et production d’eau chaude).

Après 4 brevets déposés, je souhaite voir bientôt la fin du vrai parcours du combattant auquel sont confrontés tous les inventeurs qui persistent, et croient en leurs inventions, alors qu’ils sont souvent critiqués, moqués, ou pris pour des illuminés par leur proche entourage. Grâce à leur ténacité, leur combativité et leur foi qui ne les fait pas lâcher prise, leur récompense, souvent méritée, atteste que leurs idées étaient bien fondées.

Fort heureusement aussi qu’il y a des personnes qui ont compris qu’il fallait soutenir les inventeurs indépendants sans lesquels la technologie n’avancerait pas.

Et surtout merci encore aux organisateurs de salons et de concours et, notamment ceux du Concours Lépine qui se dépensent sans compter au service des inventeurs qui resteraient dans l’ombre, alors qu’ils ont besoin de lumière.

Eugène Iampolsky

Les Brèves

Internet sur nos écrans TV :

Réfractaires à l’ordinateur, au Swap ou autres Palm ?
Vous n’aurez plus aucune excuse, puisque des solutions de qualités viennent d’arriver sur le marché : Internet via la télévision.
Alliés pour l’occasion, Microsoft et Thomson Multimédia proposent depuis peu le téléviseur « Tac ». Il suffit juste de le relier à une prise téléphonique et vous voilà enfin prêts, entre deux émissions, à surfer sur la toile au moyen d’un clavier sans fil.
Mieux encore, Sony a lancé au Japon son « Airboard », toujours une télévision, à écran plat se connectant directement au net sans aucun branchement supplémentaire.

Michelin : Pax System :

Après l’antiblocage, l’antipatinage ou encore la suspension intelligente, Michelin apporte un ensemble d’innovations basées sur la roue : point ultime de contact avec le sol. Le principe : installer dans les jantes monobloc des capteurs de pression, afin d’informer le conducteur sur la pression de ses pneumatiques. A terme, les conducteurs n’auront même plus besoin de roue de secours, étant prévenu suffisamment à temps de l’éventuelle crevaison.

Et si portable rimait avec jetable :

Il y a 2 ans, une américaine, Randi Altschul, eut l’idée d’inventer un téléphone portable jetable.
Pré-destiné aux enfants, celui-ci pourrait devenir un bon support de communication promotionnelle.
Son concept « reposerait sur de l’encre conductrice appliquée à des feuilles de papier et faisant office de circuits imprimés ». Son prix, somme toute, modique serait de l’ordre de 10 à 20 $ pour une durée d’une heure de communication.
Arrivera-t-il à s’imposer face à la demande de téléphones de plus en plus performants ?

Elle tient dans la poche :

Epatez vos amis avec cette station météo portable « EB 312 » de chez Oregon Scientific.
Où que vous soyez, celle-ci vous donne à tout moment des indications sur le temps, la date, l’heure, la température…
Et en cette période de vacances, il est toujours agréable de savoir s’il y a de l’orage dans l’air. Grâce à un signal, vous en serez immédiatement averti.
A tester également, la station météo Inovalley. Son plus : des infos sur la pression atmosphérique, l’hygrométrie et la température intérieure.

Créer son clone sur Internet:

C’est désormais possible, si vous possédez 2 photos de bonne qualité (1 de face, 1 de profil) et un PC. Il suffit ensuite d’aller sur le site www.biovirtual.com pour télécharger le logiciel 3DmeNow. Il vous faut un peu d’habileté et d’imagination, mais la démarche reste néanmoins sympathique et vous pouvez joindre votre clone à vos e-mails.
Le virtuel, dont les pages sont bien plus rapides à charger que pour une photo ou un film, semble se réserver un bon avenir (testé par France Telecom lors du Vendée Globe, substitution aux vidéoconférences, etc.).

Barbara Dorey et Chantal Palluau

Art et Création

Compilation Louis Lépine Salon

Compilation Louis Lépine Salon 



Invention Magazine :
 Comment êtes-vous parvenu à « résumer » musicalement 100 ans d’inventions ?
Stephan di Bernardo
 : Cette compilation a été un très bon défi. Je me suis inspiré de l’influence de l’invention sur la musique en général mais également sur le monde actuel. Je voulais amener l’oreille à un décodage de la musique électronique.

I.M. : Pourquoi justement utiliser cette forme de musique ? La facilité n’aurait-elle pas été de retracer les différents courants musicaux du XX ème siècle ?
S.d.B. : La musique électronique est finalement l’aboutissement d’1 Siècle de Musique. L’électronique permet justement, grâce à une belle invention : l’enregistrement et à différents montages, de faire découvrir ou redécouvrir des musiques du passé, de pouvoir retranscrire entre autres les crépitements du saphir.

I.M : Les voix subliminales ainsi que les bruitages sont très présents sur cette compilation.
S.d.B. : Les voix sont en réalité un petit clin d’œil à Louis Lépine, à son goût pour la création, pour l’invention…
En ce qui concerne les bruits, ils symbolisent 1 Siècle de Technologies. Ce sont des sons de fabrication, d’usines, une forme de musique industrielle. L’idée était de faire renaître les Temps Modernes, la construction de la Ford T par exemple. Mais également, on entend la fin de la bande passante de la T.S.F. en référence au téléphone, les crépitements et autres parasites sont les symboles de la Recherche ainsi que de son aboutissement : l’Invention.

I.M. : On ressent chez vous un profond respect pour toutes ces anciennes musiques.
S.d.B.
 : C’est vrai, nous avons une histoire, pourquoi chercher toujours à tout révolutionner ? L’enregistrement est une véritable « œuvre d’art à vie ». J’utilise les moyens techniques présents pour pouvoir participer à la réhabilitation de certains sons et certaines musiques.


I.M.
 : Vous venez de créer conjointement avec Hervé Le Duc, la société DukeFactory Ltd. Le site www.duckefactory.comva bientôt ouvrir ses portes, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
S.d.B. : Le site se veut être avant tout un lieu de rencontre afin de rapprocher des artistes de tous horizons, musiciens, peintres etc. Il sera une vitrine pour certains d’entre eux ayant du mal à s’exprimer, une véritable galerie d’Art avec un forum changeant de sujet toutes les semaines. Mais surtout un lieu public et ouvert : une véritable usine à création.

Barbara Dorey

Merci au destin d’avoir permis au Concours Lépine de croiser les chemins d’Hervé Le Duc et de Stephan di Bernardo.

Rencontre avec Stephan di Bernardo, auteur mais surtout homme qui a su relever le défi : celui de créer une musique retraçant 1 Siècle d’inventions.

Podium : 1 Siècle d’Inventions

PODIUM 

1 Siècle d’Inventions 

Cliquez sur les images pour les agrandir

Crédit Phtotos : A.I.F.F/Concours Lépine

Retour