Première de Couverture

Edito

1901 – 2001 : Les belles années du Concours Lépine International de Paris.

 

Le Concours Lépine/A.I.F.F. s’engage dans une voie d’accélération bien dégagée… Notamment par sa présence dans sept des plus grandes villes de l’hexagone, afin d’explorer des stratégies modernes et partenaires permettant un rajeunissement et une motivation de la Recherche et de l’Invention.

Pour fêter son 100 ème anniversaire, le Concours Lépine a choisi de récompenser, fin 2001, un inventeur visionnaire, dont l’invention marquera cette fin de siècle. L’éclat de sa réussite se projettera sur le 3 ème millénaire, à l’image de Monsieur Mantelet qui fonda en son temps Moulinex, ou Monsieur Moreno qui inventa la carte à puce.
Ce concours est organisé en partenariat avec l’A.I.F.F., Peugeot, l’I.N.P.I., l’A.NV.A.R, le Livre Mondial des Inventions la Caisse d’Epargne National et le Jury International du Concours Lépine.

Le Siècle de Concours Lépine International se déroulera dans le cadre de la Foire de Paris – Porte de Versailles du 27 avril au 8 mai 2001, Hall 7/3.
Environ 4 000 m² seront consacrés à l’Invention, la Création et l’Innovation. 20 pays seront présents pour confronter leurs technologies avec celles de nos inventeurs français.

Cette année, notre podium représentera 1 Siècle d’invention, cette rétrospective se veut avant tout tournée vers le futur et c’est dans ce cadre Hight-Tech basé sur une musique générative alliant le passé et l’avenir. On y découvrira également les dernières créations d’Olivier Lapidus (veste communicante et projections des défilés sur les nouvelles matières textiles.)

Pour 2001, le Concours Lépine offrira aux visiteurs la plus importante manifestation en Europe dédiée à l’Invention. Ce salon permettra à 30%/35% de ses créateurs de génie de développer des partenariats ou de céder leurs droits de propriété industrielle ou intellectuelle.

100 ans sont passé depuis la création du premier Concours Lépine et aujourd’hui, il reste toujours la référence de l’Invention.
Monsieur Louis Lépine, Préfet de Police de paris a, en 1901, voulu apposer son nom pour toujours à cette noble cause. Il a par la même occasion promulgué la loi de 1901 qui régit encore de nos jours les associations.

Pour couronner cette manifestation, le Président du Jury et ses 46 membres trouverons dans les 12 classes que comporte ce Concours, environ 160 Inventeurs, innovateurs et Trouveurs à récompenser. Le premier Prix étant celui du Président de la République : un vase de Sèvres.

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé ».
Ernest Renan(1823-1992)

Gérard DOREY
Président

Sommaire

Invention et Innovation

Alain Bouvier : la couverture de sécurité pour piscines

Navyspace, Spacère et Cinéspace : trois projets primés à Poitiers.
Eric Trouillot : Mathador
Alain Mercier : Géotop
Frédéric Dambach : Pourquoi
Jean-Marie Boutet-Lothion : Detri’tout
Michel Villalonga : Histoire d’une invention
Yves Renou : Baccade
Jean-Michel Teitgen : Euromind
Société Wany : Le robot Pekee
Jean-Pierre Leloutre : améliorer notre qualité de vie

Serge Cassagne : Le Pluierapa, parapluie non-retournable

Salons et Expositions


Les innovations d’Univers d’enfants

Salon de Poitiers

Art et Création

« Okazoo » une prothèse bijoux…

Le musée de la Mode et du Textile
La B.D. ou l’art de faire des bulles
Sellig

Dossiers Divers

Paris-Dakar 2001

Une moto agricole au Dakar
L’alliance Mitshubishi Motors Corporation / Ralliart
Team Saby
Les Brèves

A.I.F.F./Concours Lépine

L’A.I.F.F/Conseils
Lettre de M.P.Massoni, Préfet de Police de Paris
BD Le Créateur de l’Univers

Les deux podiums

La couverture de sécurité pour piscines ou un exemple de solution menant de l’idée au produit

Par Alain Bouvier, inventeur (1).

« Pourquoi vous ? , et pourquoi ça ? » telle est la question que l’on m’a posée plusieurs fois, et en particulier Yves Calvi Journaliste sur Europe 1, et animateur de l’émission à laquelle j’étais invité à l’occasion de la sortie du Livre Mondial des Inventions.

A cette question double il y a en ce qui me concerne deux réponses différentes.
Pour la première je répondrais que cela obéi à une certaine logique, en effet l’invention et l’activité inventive sont menées en ce qui me concerne, par un état d’esprit, non construit, non calculé, mais latent et toujours présent.
Pour la seconde c’est simplement le fruit du hasard. Si l’objet de l’invention peut tenir du hasard, sa réussite elle ne doit rien au hasard., au contraire, elle est dépendante d’une méthodologie rigoureuse et d’un cheminement d’étapes en étapes pour converger vers la réussite. J’essaierai d’exposer cette méthodologie dans la suite de cet article , en espérant que cela puisse aider peut être, nos collègues inventeurs.

En ce qui concerne l’état d’esprit, j’ai toujours eu la curiosité de l’observation vagabonde des objets de notre environnement quotidien, en imaginant, de manière instantanée et éphémère, un nouvel objet nécessaire mais manquant, une évolution pour l’amélioration d’un objet existant, de façon à les rendre toujours plus pratiques, parfois plus beaux, et si possible moins chers.
Vers 8 – 10 ans, avec les copains de l’immeuble, que d’armes avions nous inventées y compris des pistolets à vapeur, imaginé des cabanes, des radeaux, des jeux etc
Vers 12 – 14 ans, la technique est venue, pour augmenter la vitesse des vélos moteur, réaliser de nouveaux engins mobiles, et même avec mon frère ( en 1960 ) réaliser des émetteurs radio et le premier téléphone entre appartements avec les câbles exclusivement en façade de l’immeuble et la communication sonore vocale plus audible à travers les cloisons d’appartement qu’avec les combinés de téléphone récupérés, et que nous avions installés. Bref, un état d’esprit…

Baigné pendant plus de 20 ans dans la haute technologie au LETI un des très grand laboratoire du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), rien ne me prédisposait à m’intéresser à la piscine, ( si ce n’est peut être que les réacteurs nucléaires de recherche sont immergés dans une piscine où l’eau ionisée sous l’effet du rayonnement, prend une couleur bleutée appelé effet Tcherenkof).
C’est donc le hasard qui à fait que je me « mouille » avec ces deux inventions pour la piscine.

« Mouillé » est bien le mot, tellement le parcours de l’inventeur est parsemé d’embûches et de risques, pour lesquels il doit également mouiller sa chemise pour les surmonter.
La première invention personnelle dont je ne parlerai pas, concernait un enrouleur encastrable de couverture de piscine, invention pour laquelle j’ai eu la chance d’obtenir un prix au Concours Louis Lumière. La licence de ce produit à été concédée à un industriel qui le fabrique.
La seconde invention personnelle pour laquelle j’ai eu la chance d’obtenir le prix INPI au Concours Lépine, concerne la couverture de sécurité pour piscine.

Les mots clé que l’on retrouve toujours associés aux produit innovants que je peux concevoir sont :efficacité, pratique, esthétique, économique. Je crois réellement que la présence optimum et simultanée de ces qualités associée au produit, est un critère de succès. Bien évidemment la détermination du besoin en amont de la conception est l’élément fondamental et incontournable de la réussite industrielle et commerciale du produit inventé. On à ici les ingrédients qui sont nécessaires (mais non suffisants) pour espérer aboutir, y compris en termes financiers.

De la position finalement assez confortable d’ingénieur de recherche et développement, voire d’auteur de brevets, travaillant dans un Laboratoire Publique, à la position d’inventeur indépendant, il y a un écart immense en ce qui concerne les moyens, bien, que la démarche puisse être assez semblable.
Le premier travaille en équipe souvent multidisciplinaires. Un problème soulevé trouvera un spécialiste apportant une ébauche de solution. Le second quand à lui travaille seul, il doit être multidisciplinaire, et comme il ne l’est pas (on ne peut être spécialiste de tout), il doit faire des hypothèses, prendre des raccourcis, et finalement prendre des risques techniques.
Le premier peut disposer d’un support efficace et déterminant pour la réussite et la valorisation de son idée. En ce qui concerne par exemple le Laboratoire pour lequel je travaille, ce support va de l’étude marketing au juridique et contractuel, en passant par la rédaction du brevet et sa valorisation extérieure.
Pour l’inventeur indépendant, très souvent malheureusement, il n’a pas accès à ces supports, pire il ignore bien souvent ces aspects, étant focalisé sur l’aspect purement technique et inventif de sa chose inventée.

C’est là toute la problématique de l’inventeur indépendant. Ce n’est pas étonnant dans ces conditions que 70 à 80 % des brevets déposés en France ne sont jamais valorisés, alors qu’une démarche systématique et complète telle que pratiquée dans les grands organismes structurés de recherche, porte ce score à 50%. L’avantage cependant de l’inventeur indépendant lorsqu’il réussit, c’est d’avoir une vision globale et généraliste, plutôt que la vision parcellaire des différents spécialistes intervenant dans ce processus. Cependant, le coût financier de franchissement de chacune des étapes nécessaires au succès, est malheureusement trop souvent une barrière insurmontable pour de nombreux inventeurs, qui s’arrêtent alors sur le parcours.

couverture de sécurité pour piscines : protège de la noyade les enfants, adultes animaux,
résistance mécanique >1000 Kg/m²
isolation thermique du bassin,
très facile à mettre en place, se déroule à partir d’un enrouleur standard,
prix très économique 3 à 10 fois moins chers que les produits concurrents,
s’adapte à tous les bassins, même de forme libre,
très facile à fabriquer,
alarme intelligente en option,
brevet français et européen.

Plutôt que de parler en détail du produit que j’ai inventé, la couverture de sécurité pour piscine, je souhaiterai étendre le propos, et en illustrant cet exemple, faire partager mon expérience de cet aspect méthodologique, menant et s’est l’objectif fondamental pour moi, de l’idée au produit.

J’ai identifié 5 étapes en partant de l’idée initiale jusqu’à la valorisation complète en termes commerciaux du dispositif inventé. Chacune de ces étapes nécessiterait un développement pouvant faire l’objet d’un article, mais pour des raisons de concision je ne préciserai ici que les idées forces. Mais avant que de passer à cet aspect méthodologique, je voudrai faire quelques commentaires sur le cœur de l’invention, cher à tout inventeur, que j’appèle l’idée initiale.
C’est le départ bien évidement de tout le processus, elle est propre à l’inventeur et sa venue n’obéit a aucune méthodologie. C’est son idée, celle qui va révolutionner le siècle; elle peut germer, croître, éclore, mûrir,… ou jaillir et se révéler etc, tout est possible ! Pour l’illustrer je prendrai quelques exemples appartenant à des inventeurs célèbres.

Inventions nées du hasard : on cherche quelque chose, et l’on découvre autre chose. L’application peut apparaître longtemps après la découverte. Ce processus est le fait d’une recherche plutôt fondamentale et publique, qu’une recherche faite par un inventeur indépendant.
Inventions tirées par la technologie : le développement technologique fait naître de nouvelles applications, sources d’invention brevetables. Là encore on a une recherche étatique ou industrielle organisée et structurée.
Inventions tirées par le besoin : c’est typiquement celle de l’inventeur indépendant, qui essaie de satisfaire un besoin avec son invention. (les industriels font aussi ce types d’innovations ).
Inventions tirées par les marchés : c’est la recherche du progrès en terme d’améliorations de performances, de diminutions de coûts, etc qui induisent des innovations technologiques.
Invention des visionnaires : elle sont faites par des inventeurs qui sont sur du besoin et du succès sur le marché de leur invention, sans connaître encore parfaitement les solutions technologiques pour y arriver.

En ce qui concerne la couverture de sécurité Solar Securit, j’ai appliqué la démarche suivante qui peut se transposer à toute invention (sauf bien sur les inventions révolutionnaires qui s’imposent immédiatement d’elles même, tellement elles sont puissantes…mais elles sont l’exception !)

1) La créativité :

L’idée initiale décrite ci dessus fait partie intégrante de la créativité, mais l’inventeur doit également procéder à une analyse critique, sommaire à ce stade, de son idée au prés du client final. Pour SolarSecurit, l’idée initiale est née du problème du nombre d’accidents en piscine, d’une absence de produit sur le marché à un coût abordable, et de l’imagination technique d’un dispositif semblant à priori original et satisfaisant.

2) La validation technico-économique :

Cette étape fondamentale est trop souvent négligée ou ignorée par les inventeurs. Elle donne des éléments d’appréciation permettant à l’inventeur de mesurer si l’objet de son invention, même très original, à quelques chances de déboucher sur le marché. Elle est un « GO- no GO » pour engager la suite. Elle comporte les études suivantes.
étude statistique de l’offre du marché,
étude marketing et de positionnement du produit,
évaluation de solutions techniques, et déterminations des critères de sélection, élaboration du prix de revient de fabrication selon les volumes,
étude de la relation prix- volume, et pénétration du produit sur le marché.

Il n’est pas forcément nécessaire que ces études soient faites avec grande précision par un cabinet ( à coût très élevé ), mais il est indispensable que l’inventeur se soit posé objectivement les questions auxquelles ces études sont sensées répondre.

3) La protection :

L’étape précédente ayant été franchie avec succès, la protection de l’invention devient nécessaire, par le dépôt du brevet au prés de l’INPI. Il est conseillé de confier ce travail à un cabinet en propriété industrielle, sauf si l’inventeur à le goût et la compétence pour cette rédaction. Dès le dépôt, l’invention est protégée, ce qui permet d’enchaîner la suite avec plus de sérénité. Pour un dépôt au prés de l’OEB (protection Européenne ), je conseille d’attendre le retour de la recherche d’antériorité faite par l’INPI, afin de mesurer le niveau de protection de l’invention, et d’engager la suite si cela semble opportun.
NB : Avant de rédiger le brevet, il peut être parfois nécessaire de faire certaines vérifications théoriques ou techniques. Sans réaliser le prototype réel du point suivant, on peut réaliser des sous ensembles partiels afin d’étudier et de valider les points durs.

4) La réalisation :

Elle est indispensable. Elle permet de valider les étapes précédentes et de préparer le support matériel de l’étape suivante : la valorisation.
Il s’agit de réaliser selon le cas, soit une ou plusieurs maquettes, démonstrateurs, prototypes, ou pré série industrielle, de l’objet inventé, afin de faire tous les essais, mises au point et validation technique, selon les différentes variantes envisagées. Un choix de la solution optimum selon les critères et les données d’étude de l’étape 2, sera effectué à ce stade, sur les paramètres :qualité – performances – prix – volumes des séries.

5) La valorisation :

C’est probablement l’étape la plus importante, mais elle traite d’un domaine ou trop souvent l’inventeur n’est pas armé et préparé.
L’objectif est de concéder ou vendre la licence du brevet à un industriel, ou plus rarement à ce que l’inventeur lui même, fabrique et commercialise le produit (ce qui dans ce cas implique un changement de métier ).
Il sera alors nécessaire :
de réaliser les supports de communication du produit (film de démo, photos, dossier de présentation…). (Il est certain que l’obtention d’un prix au Concours Lépine est très valorisant pour l’invention ! )
de rechercher les industriels du domaine de l’invention pouvant fabriquer le produit,
envoi éventuel d’un mailing ciblé. A ce stade, l’inventeur devra manier l’art d’être à la fois attractif en dévoilant son produit en termes essentiellement fonctionnels, mais de garder des informations techniques – non présentes dans le brevet – afin de ne pas complètement se dévoiler, et de rester en position de force.
sur un contact positif, si possible procéder à un accord de confidentialité, et rester souple et attractif dans la négociation. Il est fortement recommandé avant toute négociation de connaître le mieux possible l’industriel : activité, objectifs, structure industrielle, personnels, chiffre d’affaire, résultats, marché, part de marché …

Si l’accord est envisagé, il est préférable de le matérialiser par un contrat (voir un juriste en propriété industrielle) . Un bon contrat, solide dans le temps, sera du type gagnant – gagnant ou les deux parties ont un intérêt commun à la réussite du produit. (basé principalement sur une rémunération proportionnelle au chiffre d’affaire ).

C’est tout ce qui peut être souhaité de mal à l’inventeur !

(1) Chef de projet au CEA, auteur de 10 brevets pour le CEA en instrumentation médicale,1iere image sur le premier scanner X français, prix Hevesy au Congrès Mondial de Médecine Nucléaire, Diplômé d’Economie, Inventeur indépendant, Prix au Concours Louis Lumière, Prix INPI au Concours Lépine 2000, présent dans le Livre Mondial des Inventions

Alain Bouvier

Le Pluierapa ®, parapluie non-retournable, à deux toiles amovibles

Depuis des dizaines d’années, je suis un fanatique du Concours Lépine. Aussi, lorsqu’en septembre 1999, j’ai pris ma retraite, après quarante années d’enseignement des sciences naturelles, j’ai pu sortir de mes cartons une invention pour laquelle j’avais déjà déposé une enveloppe Soleau le 8 novembre 1997 et réalisé un premier prototype.

Que ne ferait-on pas pour décliner comme profession inventeur plutôt que retraité ou pensionné ? Pourtant j’avais, déjà, à mon actif, un certain nombre d’inventions mais essentiellement commercialisées dans le domaine des produits didactiques : le Factomètre est encore en vente chez Leybold Heraeus en Allemagne et chez Ward’s aux USA et une autre bonne dizaine d’inventions ont été ou sont encore présentes dans le catalogue de Pierron de Sarreguemines.

Comme tout un chacun au cours d’un orage, mon parapluie s’est retourné et même, une fois, complètement brisé. Le ciel ne m’interpellait-il pas ainsi ? N’y avait-il pas une solution simple et élégante pour éviter cet avatar ? Voyons, le parapluie s’est retourné. Pourquoi ? Parce qu’il avait une structure, c’est à dire des baleines articulées sur un mât lui permettant deux positions d’équilibre, l’une, ouverte normalement et l’autre retournée, position qui est d’ailleurs beaucoup plus stable ! Et bien voilà la solution. Un parapluie déjà retourné, une structure inversée ! Evidemment il faudra deux mâts, mais cela permettra de mettre aussi deux toiles amovibles comme couverture.
Qui dit inversé , dit verlan, le parapluie devient le « Pluierapa ».

Ce Pluierapa utilise la « traction avant » puisque dans son cas ce sont les fourchettes (petites baleines supérieures) qui tirent les grandes baleines inférieures alors que dans le cas d’un parapluie classique les fourchettes poussent les baleines.
La structure du Pluierapa interdit tout retournement. Bien entendu, il n’est pas déclaré « incassable, ni indestructible » ? Sa toile pourrait éclater, ses baleines casser ou se détacher. Néanmoins pour prévenir cela, deux autres systèmes de non-retournement sont mis en place : le premier est le fait qu’entre les deux toiles de la couverture existe un espace du genre évent par lequel peut s’échapper, en partie, l’air qui s’engouffre dans le Pluierapa et le second est un cordonnet inextensible qui fait le tour de la toile en maintenant ainsi constant sa circonférence.

Les essais en plein air ont été très concluants. Les essais préalables préparatoires à une émission de télévision « Fallait y penser » de France 2 avec soufflerie ont bien montré que le Pluierapa ne se retournait pas même pour des vents très supérieurs à ceux auxquels pouvaient résister des parapluies classiques. Vous aurez pu juger de la véracité de ces performances si vous avez regardé cette émission .Ainsi donc mon Pluierapa semble solide, il le faut, car mieux vaut être un Pluierapa dans la tempête qu’un inventeur à la recherche d’un partenaire pour fabriquer ou commercialiser son produit.

Mais pourquoi Beaumarchais n’a-t-il pas été aussi un inventeur ? Vous vous rendez compte que pour un auteur de paroles, de textes ou de musique, il lui suffit de donner deux exemplaires dactylographiés et quelques centaines de francs pour que son œuvre soit protégée, mieux que cela encore puisque des milliers d’agents sont installés partout pour épier, surveiller, contrôler puis faire rentrer les royalties lors de l’exploitation publique de ses œuvres.
Et nous pauvres inventeurs, on doit rédiger ou s’en remettre, (ouille, ouille, ouille ! ! !), à un cabinet en brevets, déposer et attendre, anxieux, le verdict des recherches en antériorités, et attendre et payer les traductions, doublement puisqu’on est obligé de passer par des mandataires, et payer des annuités qui ne cessent d’augmenter géométriquement pour atteindre ce terme des 22 ans fatidiques où votre pauvre brevet tombe dans le domaine public, date tant attendu par des rapaces, au fait de la chose, qui bénéficieront gracieusement de votre labeur. Alors que les droits d’auteur sont perçus cinquante ans après la mort de l’auteur sans
aucune démarche ni redevance.

Et pourtant la plupart des inventeurs déploie une énergie farouche : non seulement ils font trois fois 35 heures par semaine, mais ils engagent souvent leurs économies, parfois leurs biens, et font preuve d’astuce, d’habileté et d’intelligence plus que quiconque. J’insiste un peu lourdement sur le travail que nécessite la mise en œuvre et le développement d’une idée. Ramenons à sa juste place l’image d’Epinal de l’éclair lumineux de la découverte. Il existe cet Eurêka, bien sûr, mais le reste de la route est bien long, fastidieux et bien sombre parfois.
Face aux inventeurs, les professionnels traitent souvent par le mépris ces empêcheurs de rester tout droit ; ces originaux qui ont trouvé ce qu’eux auraient dû trouver dans leurs bureaux d’études ; ces inventeurs qui mettraient au rancard leurs produits surannés qu’ils tiennent encore en stock.
(Ouf, ça fait du bien de vider son sac. Avais-je le droit d’en profiter ?)

Revenons au Pluierapa. Il ne faudrait pas que vous croyiez que le contact avec les fabricants de parapluies fut du style toujours ombrageux. Non, bon nombre m’ont bien reçu. Certains ont même signé des accords de confidentialité mais aucun, à ce jour, ne s’est engagé véritablement. Néanmoins, M. Jean-Pierre Yvon de la société Mapache, le Véritable Cherbourg, a même été jusqu’à fabriquer un prototype, présenté au cours de cette émission sur France 2. Cette collaboration de plateau, pourrait déboucher peut-être sur un contrat de concession de licence.

Pourquoi une telle frilosité de la part des fabricants ?
Le coût d’un Pluierapa, à cause de ses deux mâts et de ses deux toiles, a été l’argument donné en sa défaveur par certains.
Cet argument me semble fallacieux car il s’appuie sur le problème du prix de revient or il faut savoir déjà qu’un même parapluie classique fabriqué en Chine revient à moins de 10FF et fabriqué en France revient pour le moins à 250FF. C’est le vrai problème.
Cela explique qu’il n’y a plus de véritables fabricants de parapluies en France puisque tous maintenant achètent au moins leurs armatures (mât et baleines) à l’étranger, voire quand ce n’est pas tout le parapluie. Comment lutter contre un parapluie asiatique à moins de 10 FF alors que cela correspond à peine au prix de la seule poignée en France, et ces articles demandent pour leur fabrication beaucoup de main d’œuvre qualifiée, qui doit être payée à un juste prix, pour monter les baleines, couper et coudre la couverture… ? Comment une firme peut-elle se lancer dans un nouveau produit ? Faudrait-il boycotter alors ces produits de dumping ? Les taxer ? Imposer des Droits internationaux du Travail, un salaire et des conditions sociales décents à ces exploités du Proche-Orient, qui par ailleurs dans leur contexte, sont bien satisfaits par leurs faibles rémunérations leur procurant une moindre misère.

Seule la qualité du produit, ses avantages avérés, son aspect, son originalité pourraient faire éclore ce Pluierapa. Dans tous les domaines (ex. : l’automobile, le vêtement…), il existe un même produit (ex : berline, chemise…) qui est présenté dans des finitions différentes et à des prix aussi très différents. Pourquoi pas dans le cas du parapluie ?
La mode aussi pourrait lancer le Pluierapa. Quel grand couturier va comprendre les nouvelles possibilités de cette armature ? Pour quelle équipe sportive, quelle association, quel lobby, quelle bonne cause, quelle occasion, quel défilé le Pluierapa deviendrait-il un symbole d’appartenance ou de ralliement, un drapeau ?
Tous les espoirs sont permis car j’ai confiance dans les qualités intrinsèques de mon Pluierapa.

En effet en plus d’être non-retournable, nous avons déjà vu que les deux toiles de la couverture sont amovibles. On peut donc en avoir plusieurs, soit en les achetant au départ avec le Pluierapa, mais on peut aussi se servir du modèle fourni pour faire soi-même des couvertures originales pour une occasion précise ( chasse photographique, en tant que pancarte pour slogan dans une manifestation, déguisement…). On peut nettoyer les toiles en machine. Autre avantage concernant la sécurité, les pointes des baleines ne dépassent pas et ainsi vous évite d’éborgner vos voisins.
Paradoxe de l’invention, ce système qui s’avère être une solution pour le non-retournement des parapluies s’avère apporter une solution aussi, dans d’autres cas en utilisant cette fois-ci le retournement de ce même système. Je pourrais développer cela dans un autre article. Je me bornerai à citer les autres produits dérivés de cette invention et couverts par le même brevet, à savoir :
+ le Solrapa ou parasol inversé, qui résiste aussi au vent mais se retournerait au lieu de s’envoler si la puissance du souffle était trop forte,
+ un barnum parapluie ou parasol forain original pour les marchés,
+ le Pingra ou grappin dont les griffes si elles sont prises dans un obstacle peuvent se libérer en se retournant,
+ la protection de lance à pulvérisations qui est doublement inversé
+ le collecteur de fruits.
Ceci pour vous montrer les nombreuses possibilités d’exploitation de cette invention.

Pour conclure je citerais quelques extraits des quelques 115 petites phrases écrites sur mon cahier d’or par les gens ayant visité le stand au Concours Lépine:
« Pas con…..C’est comme le fil à couper le beurre…. fallait y penser… Bon vent à votre idée ….. Original, simple et astucieux…. Je croyais venir à la foire pour acheter ce parapluie …
Aucun vent ne peut, parapluie magistral
T’enlever tout entier, même pas le Mistral ( J.Chanez) »

Mon vœu est que cet article incite quelques partenaires à m’aider à développer cette structure déployable.

Serge Cassagne

Les Brèves

Le surf vocal : une histoire de conversations… :

L’internaute du troisième millénaire n’aura plus besoin de souris ni de clavier pour surfer sur la Toile, l’ordre vocal est désormais de mise. Le but de cette nouvelle technologie est de simplifier l’utilisation d’Internet pour le grand public autant que pour les non-voyants. Les logiciels iront même plus loin puisque le contenu d’une page web pourra être lu par une voix masculine et les liens seront annoncés par une voix féminine.
Petite info qui ne gâche rien, cette nouveauté est française !

Un mini robot sous les drapeaux…

Doug Adkins et Ed Heller, chercheurs américains, ont mis au point un tout nouveau robot miniature. Celui-ci tient sur une pièce de 50 centimes mais se déplace tout de même sur chenilles comme un véritable char. Le petit souci actuel est sa vitesse : 50 cm/minute…Mais les choses vont évoluer.
La destinée de ce mini robot s’oriente vers l’armée, l’intérêt étant de faire passer ce petit engin là où les gros matériels ne le peuvent pas. Exemple la localisation et le désarmement des champs de mines.

Les paiements sécurisés en ligne :

Les uns vous jurent qu’ils n’achètent leurs CD ou ne font leurs courses que sur Internet, sans aucun souci et les autres vous disent « jamais, je ne veux pas me faire avoir ! ». Difficile de trouver un juste milieu…
Voici le nouvel ingrédient qui fera peut-être basculer la balance :
Le Groupement Carte Bleue propose un nouveau système de sécurisation sur Internet, celui-ci serait disponible au deuxième semestre 2001.
L’internaute, après avoir téléchargé un logiciel n’utiliserait donc plus son numéro de carte bancaire, sa banque se chargerait de lui communiquer en temps réel un numéro à usage unique pour chaque opération de paiement, valable dans le monde entier
Résultats après sondage, 80% des internautes français se disent prêts à utiliser cette nouvelle méthode. La confiance serait-elle revenue ?

L’œuf extraordinaire – une expo internationale :

Les 31 mars et 1er avril 2001 à Pierrelatte en Drôme Provençale, des artistes venus d’horizons divers ont présenté leurs œuvres, toutes ayant un rapport avec l’ovoïde. Celles-ci font preuve de minutie, finesse, délicatesse… Jean-claude Marquès fait d’une coquille une vraie dentelle . Certaines sont gravées, poncées et transformées en lampe. Un ancien joaillier perce et brode ses œufs. A cette occasion, il a présenté un œuf fossilisé de Madagascar (aephyornis) extrêmement rare et brodé. Une Hollandaise découpe d’une seule pièce des paysages et petits personnages. Et aussi, la Russie avec les miniaturistes de St Petersbourg, des icones sur œufs en bois (Moscou)… des mini-conférences (symbolisme, atelier de décoration, comment vider les œufs et travailler les coquilles, Histoire de Carl Fabergé,… ) Toute une histoire d’œuf.

La reconnaissance d’empreintes digitales : une « technologie qui obéit au doigt » :

Ces dernières années, nous avons pu assister à une véritable évolution dans ce domaine. Les sociétés américaines, puis européennes se sont lancées dans la fabrication de microprocesseurs permettant de reconnaître votre « doigt » grâce à une « puce de silicium mesurant les différences de capacité entre les crêtes et les vallées du doigt ». Quelques exemples : Sagem, un prototype de téléphone mobile qui ne s’allume que s’il a pu vous identifier. Daimler Chrysler, une voiture haut de gamme qui ne s’ouvre et démarre que si vous en êtes les propriétaires… sans oublier les souris d’ordinateurs, les D.A.B. et autres.

Le diamant et ses propriétés « insoupçonnées » :

Si le diamant reste très prisé par les femmes, il le devient de plus en plus par les chercheurs. Grâce à ses nombreuses propriétés (isolant électrique, conducteur de chaleur, phosphorescent, fluorescent, semi-conducteur et autres), on le retrouve un peu partout : optiques de caméra infrarouge, diodes lasers, écrans de télévision, microprocesseurs. Il semblerait que le diamant (celui-ci garde ses propriétés conductrices au-delà de 300°C) soit amené à remplacer le silicium (ordinateurs). Un bel avenir en perspective.

Barbara Dorey et Chantal Palluau

Art et Création

Paris-Dakar 2001 : Interview Hubert Auriol

La course a duré 21 jours et a comporté au total 6 180 km de compétition, et 4 559 km de parcours de liaison, faisant de cette épreuve l’un des rallyes les plus longs du monde. Trois étapes étaient prévues en Europe, quatre au Maroc, huit en Mauritanie, deux au Mali, et enfin trois au Sénégal.Interview de Hubert Auriol

Invention Magazine : Un petit retour historique, quelle est la date de votre toute première participation en tant que concurrent au Paris-Dakar ?
Hubert Auriol :J’ai la chance d’avoir participé au tout premier, en 1978 ! Et depuis je n’ai pas manqué un seul départ.

I.M. : A cette époque, quelles étaient vos motivations ?
H.A. : J’étais totalement fasciné par ces hommes qui partaient à l’aventure, en moto ou en auto. C’était pour moi inévitable et il fallait que j’en sois. Je devais absolument y participer. J’ai tout laissé tomber, et le 1er janvier à l’aube je prenais le départ du 1er Paris-Dakar. Je pensais vraiment que si je ne participais pas à cette course, je ne partirais jamais !

I.M. : Au cours de toutes vos participations – motos puis autos -, quelles ont été les plus grandes améliorations (inventions ou innovations) apportées à vos  » engins » ?
H.A. : Des innovations, il y en a eu pas mal, mais ce sont surtout des progrès en matière de suspension qui ont fait progresser les véhicules. Les amortisseurs ont progressé de façon spectaculaire aussi bien en fiabilité qu’en débattement.
L’arrivé du GPS a eu un effet qui aurait pu tuer définitivement la discipline ! Heureusement grâce aux efforts pour en limiter la portée, nous sommes arrivés à un bon compromis entre progrès technique et sécurité !

I.M. : Depuis quelques années, nous vous retrouvons à la tête de TSO. On ressent à l’heure actuelle un retour aux sources, un côté puriste où le concurrent indépendant retrouve toutes ses chances de gagner. Est-ce le message que vous souhaitez véhiculer ?
H.A : Comme dans toutes les courses il y a d’un côté les amateurs et de l’autre les professionnels. Chacun participe avec son propre objectif. Il est clair qu’un amateur ne pourra jamais rivaliser au même niveau que les professionnels, et ce, pour de multiples raisons. Cependant notre volonté est depuis quelques années de réduire ce décalage afin que les professionnels soient plus en adéquation avec la réalité. Les véhicules qui gagnent aujourd’hui sont proches des véhicules de série, de celui de Monsieur tout le monde. L’impact n’en est alors que plus fort. Il est très important de conserver sa particularité au Dakar : Tout le monde s ‘il le souhaite peut participer sans restriction autre que celle de répondre au règlement ! Il n’existe pas d’épreuve sportive mécanique qui ait une telle notoriété et qui soit ouverte à tous dans le monde.

I.M. : L’expérience d’un premier Dakar aidant la participation aux suivants, les concurrents améliorent donc leur moto, voiture ou camion.
Ces nouveaux équipements apportés font-ils avancer technologiquement la voiture de Monsieur Toutlemonde ?
Le Paris-Dakar peut-il être vu comme étant entre autre un laboratoire d’essai testant certaines innovations ?
H.A. : Le sport sert de vitrine et de banc d’essai à tout niveau. C’est souvent un laboratoire grandeur nature. Ainsi, chaque année, sur certains véhicules (auto, moto ou camion) vous retrouvez des parties techniques qui sont testées et développées avec l’objectif d’être adapté sur les véhicules de tous les jours.
Pour parler de choses pratiques, la navigation par satellite embarquée est une application du GPS. Le contrôle de la pression des pneus est une technique utilisée dans le sable par les concurrents du Dakar (autos et camions). Le pneu increvable (bib mousse Michelin) est un progrès incontestable qui a demandé beaucoup d’études.

I.M. : Outre les très bonnes qualités de pilotage nécessaires, quel serait selon vous le « véhicule du futur » susceptible de gagner le Dakar en 2010 ?
H.A. : Le Dakar est avant tout une course de longue haleine, une aventure qui se déroule sur un terrain qu’il faut avant tout maîtriser. Mais une chose est sure, c’est qu’au-delà d’être un formidable banc d’essai, c’est surtout l’occasion d’une formidable aventure humaine !
Le futur véhicule capable de gagner le Dakar devra rester un véhicule fiable, léger, résistant. Il devra rester identifiable par le public comme un véhicule qui pourrait être le sien, même s’il faut garder une part de rêve et de créativité chez les constructeurs amateurs. Ils font rêver le public qui s’identifie dans leur démarche !

Barbara Dorey

Christain Dequidt : Une moto agricole au Dakar

 

Une moto agricole au DakarChristian Dequidt est exploitant agricole dans le Pas de Calais depuis environ 20 ans.
A cette époque, les années 80 avaient sonné l’heure de la surproduction agricole, du « trop de tout ». Il fallait alors réagir ou mourir !
Pour sauver son métier, ce « Paysan Motard » (dixit C.Dequidt) décida d’utiliser ce surplus de récoltes vers d’autres fins (faims ?) en communiquant sur des débouchés non-alimentaires.

1988 : Première participation à l’Enduro du Touquet, la moto roule alors à l’éthanol. Le fameux motard avec une betterave rivée sur son casque que l’on aperçoit depuis 11 ans sur cette course, c’est Christian Dequidt… Tous les moyens sont bons pour attirer l’attention et prouver que l’on peut rouler avec des betteraves et du blé dans son réservoir !
La communication agricole était lancée.

Après divers améliorations sur sa moto :
garde-boue en amidon de maïs
l’huile végétale dans le moteur
selle en fibre agricole
combinaison en lin

Christian Dequidt veut aller encore plus loin. Il souhaite montrer à la France entière, le caractère biodégradable de sa moto, que le végétal est l’avenir de Tous.
Mais il faut absolument intéresser les médias. Et pour ce faire, participer au premier Paris-Dakar du XXI ème Siécle.

La quête aux sponsors commence, ce n’est pas évident de participer à une telle course pour un indépendant. Christian Dequidt doit réunir un budget de 300 000 Frs. Il fait appel aux agriculteurs de sa région, à toute personne bienfaisante qu’il sensibilise par un tract : une participation sous forme de don (100 frs). Le slogan utilisé par ce paysan motard est le suivant :

« Je crois en une agriculture ambitieuse, soucieuse de son environnement qui fabrique des matériaux biodégradables. Nul n’ignore que les débouchés alimentaires ne constituent pas en de nouveaux débouchés ; les plantes industrielles permettraient de consommer 10 % de production agricole et constitueraient une nouvelle économie génératrice de revenus et d’emplois. Je veux le dire aux gens des villes ».

Le budget est bouclé mais vraiment de justesse.
On retrouve alors Christian et sa moto agricole sur la ligne de départ le 1er janvier 2001. Les étapes s’enchaînent, notre motard est toujours dans la course, le rythme infligé par ses concurrents est soutenu mais le pilote tient bon. Puis à un endroit où rien ne semblait pouvoir arriver, le sol n’était pas spécialement cassant, c’est la chute, fracture du pied, Christian Dequidt abandonne le Dakar. Du moins pour 2001 car ce motard pas tout à fait comme les autres est bien décidé à revenir en 2002.
Avec toujours plus d’équipements biodégradables à installer sur sa moto, il ne cesse d’ailleurs d’en rechercher, d’où une longue visite au dernier Salon de l’Agriculture. Alors avis aux intéressés, ce motard de l’Ere Végétal a besoin de biomatériaux !

Barbara Dorey.

 

Sellig : Episode 1

 

Sellig : Episode 1

Gilles Magnard est devenu Sellig (Gilles à l’envers) en 1992, tout à fait par hasard. Hasard oui et non, car le talent ne s’invente pas… Il s’agit plutôt d’une opportunité saisie au bon moment…
Une pub dans la boîte aux lettres a permis à ce cuisinier de formation de changer quelques ingrédients à sa vie et de nous arriver au Théâtre de Dix Heures avec son tout premier one-man-show : « épisode 1 »

Depuis environ 18 mois, Sellig est à l’affiche, pratiquement tous les soirs. A première vue, le traditionnel « one-man-show » est très courant. Beaucoup de comiques connus adoptent cette formule et ceux qui ne le sont pas encore (connus !) attendent leur tour…Etre doué est une chose, mais imaginatif en est une autre.

De l’imagination, sellig n’en manque pas, bien au contraire…
Du haut de ses 32 ans, Sellig nous flanque en pleine face tous les petits travers de notre vie, toutes les petites choses qui agacent et énervent, annonçant souvent le début de l’orage, le moment où tout être humain normalement constitué va flancher… Exemples : l’assemblage d’une armoire en kit achetée chez « Ikéo », la file d’attente dans le supermarché où une vieille dame double tout le monde pour vous passer devant, ou encore le camelot qui après une journée de vente ne peut s’empêcher de faire des démonstrations chez lui. Même notre mauvaise conscience, celle qui nous mine tous les jours, trouve enfin une voix (voie ?), celle de Sellig.

Rien n’échappe à ce Lyonnais et c’est d’un ton tout naturel qu’il vous explique :« je ne fais que reprendre notre vie quotidienne à tous ». Et c’est bien la vérité, mais il le fait tellement bien et tellement loin des stéréotypes du genre : un vent nouveau semble réellement souffler sur l’Humour français…
Entouré d’Anne Roumanoff pour la mise en scène et de Skipi son Alter Ego dans l’écriture, Sellig triomphe depuis plus d’un an et cela va durer…
Les prochaines dates prévues au dix Heures sont du 3 mai au 30 juin et du 4 septembre au 31 décembre 2001.
L’ « Episode 1 » est long, profitez en… N’attendez pas les rediffusions !

Barbara Dorey

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