Première de Couverture

Edito

Promenade émerveillée au terme d’un siècle d’inventions et de nouvelles technologies

 

Bonne et Heureuse Année 2001

La science de l’inventeur est le moteur de l’histoire qui prend pour 2001 une nouvelle dimension. L’A.I.F.F./Concours Lépine est le véritable partenaire pour l’évolution des techniques de demain, tout en sachant que le trouveur est resté trop longtemps orphelin d’une économie sans reconnaissance.
Notre Association s’attaque depuis quelques années à l’éveil face aux nouvelles stratégies d’entreprise. Notamment par la recherche de l’information où jaillissent en permanence de nouveaux produits de communication.

L’inventeur du troisième millénaire pourra se voir plébiscité pour ses découvertes et à l’heure des choix : « vaincra ».
La mondialisation a ouvert des perspectives sans frontière. Mais pour la France, tous les créateurs, inventeurs et innovateurs, resteront la clef de voûte du partenariat avec l’entreprise.
Aujourd’hui, nous devons tourner la page de ce siècle et ouvrir la porte du nouveau millénaire. Pour le Concours Lépine, 2001 sera l’année phare qui donnera l’impulsion nécessaire à tous les chercheurs.

Dans l’idée même de ceux-ci, notre organisation A.I.F.F. a choisi de revoir sa stratégie de communication et de se donner des obligations de réformes notamment en changeant l’ensemble graphique de sa revue Invention Magazine.
Pour fêter cet événement, la Rédaction a le plaisir de vous offrir l’une des griffes les plus prestigieuses de notre pays.
Couturier d’exception, Olivier Lapidus a des idées plein la tête et en lui s’agitent toutes les fibres modernes qui composeront la mode de demain. Bientôt, il reviendra hanter cette mode du passé qui au début du siècle fût l’une des composantes de nos Concours Lépine.

La Nouvelle Année me donne l’occasion d’adresser à tous, partenaires, amis lecteurs, inventeurs, administrateurs et membres du Jury une Bonne et Heureuse Année 2001.

« Il n’y a qu’une chose qui se démode : la mode, et c’est la mode qui emporte le succès. ».
Pierre Reverdy (1889-1960)

Sommaire

Inventions et Innovation

Tshaka : le grand retour du jeu de balle

Dispositifs antidérapants pour chaussures traditionnelles et sportives
J.J Sansarlat : Sanitête, le bien-être en tête
M. Canetti : Système V

Juridique

Stratégie de protection de marques dans la perspective d’un développement européen

Salons et Expositions

Salon du chocolat

Innovact Reims, la 5 ème édition
Iéna 2000 – Inventions – Nouveautés
Le Silmo : Salon mondial de l’optique lunetterie

Le Mondial de l’Automobile

Art et Création

Olivier Lapidus : couturier précurseur

Luniverre Gallery et l’art du verre
La Chaise dans tous ses états
Mois de la photo à Paris, novembre 2000
Karine Tuil : « Pour le pire », un premier roman…

Hiroyuki Yamakado : « The Chairman »

Dossiers Divers

Triel : le Parc aux étoiles

Exposition : « Génies timbrés »
Les brèves

L’A.I.F.F-Concours Lépine/Conseil
L’agenda
BD Le Créateur de l’Univers

 Dispositifs antidérapants pour chaussures traditionnelles et sportives
J.J Sansarlat : Sanitête, le bien-être en tête
M. Canetti : Système V
JuridiqueStratégie de protection de marques dans la perspective d’un développement européen


 Innovact Reims, la 5 ème édition
Iéna 2000 – Inventions – Nouveautés
Le Silmo : Salon mondial de l’optique lunetterie 

Les deux podiums

Sanitête : le bien-être en tête

Bien-être, confort, hygiène, propreté… : cela devenait obsessionnel. C’est ainsi que M. Sansarlat trouva la solution avec Sanitête.

Motard, je fais au printemps 1995, après une longue période d’abstinence de dix ans, l’acquisition d’une nouvelle moto et de l’ensemble des accessoires indispensables : cuir, gants et, bien sûr un casque (neuf !).

Une année passe, nous sommes fin 1996, entre temps j’ai fait un peu de kart pendant mes vacances.

Est-ce une relation de cause à effet, mais depuis peu, j’en suis arrivé à ne plus utiliser ma moto qu’avec réticence, parce qu’il me faut mettre mon casque et que ce fichu casque, je le devine, est sale…

Comment est ce possible ? Après tout, c’est bien mon casque « rien qu’à moi », je ne le prête pas, je ne l’ai que depuis quelques mois, et je me lave tous les jours.

L’impression d’inconfort persistant, il ne me faut pas longtemps pour admettre que mon casque est effectivement sale, mais non pas par manque d’hygiène personnelle.

Sale, tout simplement parce qu’en peu de temps, même avec une utilisation intermittente, la sueur, le sébum, la poussière, la pollution se sont accumulés au fond au point d’en faire, de façon très insidieuse, un véritable nid à microbes.

Afin de remédier au phénomène, je ne roule donc plus qu’après avoir positionné à l’intérieur plusieurs feuilles croisées de « papier de ménagère » ou autre, mais bien sûr, celles-ci doivent être remplacées à chaque fois, ne restent pas plaquées dans le fond, se déchirent, s’envolent, et j’en passe.

Il faut donc trouver une vraie solution spécifiquement adaptée.

L’illumination va arriver quelques mois plus tard, sans prévenir, un matin, au réveil … ou plutôt, je crois bien qu’elle m’a réveillé !

La solution, c’était : un disque en matière absorbante, souple et mince, renforcé ponctuellement par des zones un peu plus rigides suivant un tracé en forme de corolle, afin de permettre par un simple phénomène mécanique, une prise de forme instantanée et un maintien dans un volume semi-sphérique.

Ce disque de mise en place très simple, agit comme une barrière hygiénique qui épouse parfaitement la tête de l’utilisateur et lui procure ainsi confort et bien-être.A l’aube de cette même journée, avec les moyens du bord (compas et cutter), je réalise le premier prototype…qui fonctionne immédiatement !La Sanitête est née. Je dépose une enveloppe Soleau.

Demeure alors la question incontournable : « cette idée a-t-elle un avenir économique, y-a-t’il un marché potentiel qui justifie que je m’engage à nouveau dans l’aventure d’un brevet et du lancement d’une invention ? »

Je disposais d’une certaine expérience en la matière, car j’avais déjà à l’époque (associé à Pascal Rosier) finalisé un contrat avec un industriel (G.P.I.) pour l’exploitation d’Utile’plast, autre invention brevetée, distribuée aujourd’hui dans la plupart des magasins de bricolage.

Par hasard, je relève dans un magazine un article ayant pour titre « Passer un savon à son casque » dans lequel le rédacteur, testant plusieurs produits nettoyants, était horrifié de voir sortir un jus noirâtre… « à en douter de sa propre hygiène ! ».

Dès lors, tout a été question de travail, de pugnacité, et d’argent… : étude de marché, dépôt de brevet France, extension à l’étranger, dépôt de marque, synthèse marketing, R & D, approche de partenaires industriels pour la fabrication et la commercialisation.

Mais vers quel type de partenaire s’orienter pour tirer la quintessence de cette invention ? car une des caractéristiques de Sanitête, c’est son positionnement, elle concerne vraiment beaucoup de monde :

Les Sports & Loisirs : moto (& scooter & vélomoteur), karting, sport automobile, cyclisme, équitation, rollers, ski, boxe, escrime, spéléologie, kendo, hockey sur glace, parachutisme, football américain…

Les Professionnels : Bâtiment, Industrie, Armée, Gendarmerie, Pompiers, Police, Auto-écoles…

La Mode : chapeaux, bérets, casquettes…

Dans l’attente de finaliser une/des licence(s) d’exploitation, je décide de procéder seul au lancement du produit, avec simplement un petit industriel pour assurer la fabrication de façon quasi artisanale.

Automne 1999, je réalise une ultime enquête consommateurs dans le cadre du « Mondial du 2 Roues  » Porte de Versailles. Le besoin est bien là, le concept passe très bien, le marché est demandeur (j’aurais pu en vendre des milliers lors de ce salon mais je n’étais pas prêt).

Début 2000, première expérience dans le ski, où le port du casque est obligatoire pour les enfants. Environ 12 000 Sanitête vendues en conditionnement vrac (par l’intermédiaire d’un distributeur) aux professionnels de la location de matériel.

Fin avril, après réalisation d’un logo, d’un packaging et d’une PLV spécifique, mise en place dans un premier magasin d’accessoires motos à Paris (Japauto). Conditionnement par sachets de quatre.

Simultanément… le Concours Lépine 2000 et le Prix du Ministère de la Défense.

Tout alors s’enchaîne rapidement. Les différentes radios et chaînes télévisées parlent de Sanitête. La presse écrite fait paraître bon nombre d’articles sur Sanitête presse spécialisée : Sport éco, Auto-Plus, l’Officiel du Cycle, Auto-Moto, Moto-Journal, Moto-Revue, Moto-Magazine, Gazoline, l’Intégrale, Moto 1, Moto 2, Moto-Technologie, Motocasion, Planète 125, L’automobile club médical, mais également : le Courrier des Hauts-de-Seine, Femme Actuelle, Sciences et Vie, La Commission de la Sécurité des Consommateurs, le Livre Mondial des Inventions, Biba, Télé 7 Jeux etc.…pardon si j’en oublie.

Parallèlement et en plus d’être mon propre attaché de presse, il me faut faire le représentant de commerce afin d’implanter un maximum de points de vente…car communiquer c’est bien, mais proposer le produit à la vente c’est encore mieux et indissociable.

A ce jour, le réseau est constitué d’une centaine de magasins, concessionnaires et accessoiristes motos. Je viens de faire un premier spot en télé-achat sur une chaîne satellite européenne (HOT le grand magasin, filiale du n°1 aux USA).

J’ai, par ailleurs, obtenu mes toutes premières commandes d’institutionnels dont la Police Nationale. Je n’ai pas encore abordé : le karting, l’équitation, le vélo, l’ulm, l’armée, l’industrie….

Mon souci actuel demeure celui de la production pour répondre à une demande exponentielle, et mon souhait celui de rencontrer un partenaire à la dimension du projet dont on peut simplement retenir ces quelques chiffres :

En France, il n’y a pas moins de trois millions de motards, plus tous ceux qui par leur activité professionnelle ou leurs loisirs sont contraints de porter un casque, ce qui fait un total d’au moins 5 millions d’utilisateurs potentiels,

Cela représente, en les changeant 1 fois par semaine et seulement pendant les beaux jours, un marché de plus 100 millions de sanitêtes par an ! Sans compter l’international.

Sanitête « protection hygiénique jetable pour fond de couvre chef » pourrait bien devenir un des objets du quotidien de demain.

Jean-Jacques Sansarlat.

Système V : V comme vertical à l’arrêt, sans p comme sans les pieds

S’il faut au moindre stop et au premier feu rouge poser les pieds au sol pour se maintenir en équilibre, autant y aller à pied. C’est à partir de là que je me suis efforcé de trouver un train d’atterrissage pour deux roues.

Les débuts furent un peu difficiles parce que je voulais me servir de l’énergie cinétique pour faire monter le scooter ou la moto sur sa béquille. Cela imposait des bras à rebrousse poil qui peuvent être dangereux.
Premier changement de cap, des bras dans le sens de la marche et se relevant vers l’arrière en position escamotée. C’est ainsi que de difficulté en difficulté je me suis acheminé vers un système simple, robuste et sûr .
Le résultat est là : on pose une fois pour toutes les pieds sur les cale-pieds ou sur le plancher du scooter au départ et l’on ne les en retire qu’à l’arrivée. Comme à cheval.
Après un certain nombre d’essais d’apparence farfelue mais qui me rapprochaient du but, un premier prototype est sorti. Et, dans la rue il a attiré les regards et les rires. Mais des rires sérieux puisqu’il a été remarqué par un journaliste de France 3 qui se promenait sur les quais. « C’est génial votre système. Ça intéressera les téléspectateurs. Voici ma carte, ne manquez pas de me faire signe! » Quelques temps après, avec mon invention je passais dans le19/20 sur le réseau national. Le premier pas était fait, il ne restait plus que les autres.
Une autre chaîne a bien voulu présenter mon invention, c’est M6, dans le cadre de son émission Warning. Deux heures de tournage pour une minute sur l’antenne ne me semblait pas juste, mais à la réflexion si le sujet est bien traité, l’essentiel est dit, et il l’a été. Merci à M6 aussi donc.
La suite naturelle, c’était le Concours Lépine. S’il est une tribune, c’est celle-là. Bien sûr il y les badauds qui s’ennuient à la maison. Mais il y aussi les professionnels à la recherche d’idées nouvelles. Ils sont passés ceux-là aussi et ont ouvert de grands yeux.
Après les visites officielles et une dizaine de jours de salon, il y eut la distribution des prix. La béquille obtint celui de la Préfecture de Police. Si l’on se rappelle que Louis Lépine était Préfet de Police de Paris, on est content. On me l’a rappelé, et je suis content.
De nombreux autres pas, mais toujours dans la même direction, allaient suivre. Un partenariat avec le Orphelins Apprentis d’Auteuil à qui j’avais déjà demandé de m’aider à tenir le stand. La présentation faite par les élèves ayant été réussie, avec la direction nous avons décidé d’aller plus loin.
Plus loin c’est la réalisation de prototypes dans les ateliers de mécanique de l’établissement. Certes on s’y occupe déjà. On y répare le matériel de jardin. Mais les jeunes préfèrent le deux roues et l’expriment clairement. Le projet « réalisation de la béquille » est maintenant à l’Académie, à la satisfaction de tous. Un nouvel élan est désormais donné à des jeunes qui se traînaient un peu.

En attendant les réalisations, un pot est offert par la direction de l’établissement à l’occasion du cross annuel. Le public, les constructeurs et la presse y sont conviés. Et c’est un succès. Je m’aperçois que quand je connais le sujet, je n’ai pas trop le trac. Entre le discours que j’ai prononcé et celui que je m’apprêtais à lire, pas grand chose à voir Sauf le fond.

Le fond c’est que de jeunes motivés, on peut beaucoup attendre. Et, tout d’abord qu’ils se réconcilient avec eux-mêmes et avec la société. Finie la violence contre soi ou contre elle. Des yeux qui brillent et l’envie de faire beau. D’aller vers de nouveaux horizons, la joie et la confiance dans le cœur .

Et voila atteint la première partie de l’objectif du départ. Le projet de société dans une expérience grandeur nature. On ne mettra pas un terme à la délinquance par la répression mais de l’intérieur de chacun, en démontrant que le besoin et les potentialités de vie intense sont en chacun.

Et le chemin est orné d’encouragements à chaque pas. L’un des derniers vient de Philippe Seguin qui a dû regretter de ne pas avoir fait l’essai personnellement lors de sa visite au Concours Lépine à la Foire de Paris :

« Je vous fais confiance. »
« Oui, mais c’est moi qui ne me fais pas confiance. »

Nous l’attendions, il devait arriver et a eu un empêchement de dernière minute. A la place de lui un télégramme. Certes ça n’est pas pareil, mais le télégramme est gentil.

« Cher Monsieur. C’est avec les plus vifs regrets que je me vois contraint d’annuler ma visite à Meudon pour la présentation de votre béquille révolutionnaire primée par le Prix de la Préfecture de Police de Paris. Soyez assuré de mon soutien le plus sincère à l’action que vous menez avec tant d’enthousiasme. Vous voudrez bien transmettre mon encouragement et mes félicitations aux élèves qui ont participé à cette réalisation formidable. Bien à vous et encore tous mes remerciements pour votre invitation.
Philippe Seguin »

Dans quelques jours, c’est le 19 janvier. Et le 19 janvier, le Chemin des enfants pour qui j’ai inventé la béquille aura 20 ans. Pour lancer un mouvement attaché à démontrer l’importance de l’envie de vivre dans l’avenir de la jeune génération il faut séduire et la béquille a ce pouvoir, je m’en réjouis et suis confiant dans l’avenir .

Comment dans ces conditions avoir le moindre doute sur la suite ? Si je n’en avais pas au début, pourquoi en aurais-je aujourd’hui ? Merci au Concours Lépine : de tout, ils sont capables de faire un succès.

Marcel Canetti

Les Brèves

Les mobiles de troisième génération :

La baisse du marché des ordinateurs individuels aux USA est prévue jusqu’en 2002. L’Amérique se passionne déjà pour le PC de poche qui téléphone. Par la même occasion, nos GSM en prennent un coup.
Le 2 en 1 s’avère très complet puisqu’il réunira toutes les fonctionnalités d’un mobile (WAP) et d’un PC de poche (16 Mo de mémoire). Ce dernier est né de l’alliance entre Microsoft et Sagem, il sera commercialisé au Premier trimestre 2001 pour environ 1000 euros ! De nouveaux forfaits seront proposés par SFR, Bouygues et France Télécom ils ne seront plus facturés par rapport à la durée de communication, mais en fonction du volume de données transmises.

SIAL 2000 : à vos assiettes :

Quelques exemples des nouveaux produits et tendances qui arriveront d’ici peu dans nos assiettes :
saucisses de poulet sur bâtonnet (Italie)
Fromage en mini gourde (France)
Pommes adaptées à la bouche et la main des enfants (France)
Huile d’olive en portions individuelles (Espagne)
Vinaigre avec bouchon vaporisateur
Pastille de café Bio (Belgique)
Barre énergisante pour le « corps et l’esprit » (Autriche)…

La puce contre le tennis-elbow :

Déformation et rigidité des raquettes sont les deux principaux problèmes des fabricants. Malgré l’utilisation des fibres de carbone, du Kévlar ou du titane, les joueurs de tennis souffrent souvent des articulations du coude et de l’épaule. La société Head vient de mettre au point une puce, qui s’intègre dans le manche de la raquette permettant de transformer le choc de la balle en énergie électrique. Son programme permet de réduire de 50% les vibrations résiduelles et de les éliminer deux fois plus vite.

Pompiers : un nouveau casque pour plus d’efficacité et de confort :

Il est vrai que quelle que soit l’intervention à effectuer, le pompier porte toujours le même casque. Ce dernier peut être lourd, gênant, voire pas du tout adapté à la circonstance.
Pour y remédier, la société Gallet (fabricant de casques en France) avec la participation de plusieurs industriels de pays voisins ont pensé à équiper le casque de divers accessoires, interchangeables, tels que visière, lunettes, masques, appareil respiratoire, etc… Nos pompiers seront encore plus performants.

A l’heure du virtuel :

Pour une meilleure visibilité de jour comme de nuit, les pilotes de ligne pourront désormais bénéficier d’un système « fusionnant infrarouges et radars » réservé jusqu’alors aux militaires. S’afficheront alors sur le pare-brise de leur cockpit des images virtuelles représentant la piste. Commercialisé par Honeywell qui équipera 4000 avions de transport.

Quelques nouveautés :

Montres adhésives :
A la recherche d’un cadeau original, Bon Marché vous propose une série de 4 montres auto-adhésives, reliées par des pointillés, donc détachables. Vous pourrez les coller où bon vous semble et autant de fois que vous voulez grâce aux adhésifs de rechange. Prévoyez une pile au lithium.

Pour les amateurs de surf, un simulateur :
Vous souhaitez améliorer vos performances en surf. Procurez-vous cette planche de 1,10 m, une PlayStation et un jeu de skate ou snowboard. Vous ressentirez les moindres mouvements.

Pour une pureté de son et une qualité de l’image : un autoradio récepteur RDS et DVD :
Panasonic a sorti dernièrement un lecteur DVD multifonctions : DVD audio, DVD video, CD et récepteur avec un nouveau look « Design Crystal » synonyme de pureté et d’écla

Art et creation

Olivier Lapidus : Couturier précurseur de l’innovation technologique
Au moment où la France se prépare à faire son entrée dans le nouveau millénaire, Olivier Lapidus a choisit de quitter notre pays pour l’Asie du Sud-Est, « stoppant ainsi provisoirement, la course aux défilés de Haute Couture afin de ne pas devenir le « Pepsi-Cola » de sa propre Invention. »

C’est à Hong-Kong qu’Olivier Lapidus présentera enfin sa méthode (qu’il utilise déjà dans l’hexagone depuis 16 ans !) concernant l’évolution des textiles. Deux autres sociétés verront également le jour au Canada et en Amérique du Nord.
Véritable précurseur, « il introduit des combinaisons inhabituelles de couleurs et de matières, mises en valeur par de nouvelles techniques d’impression
et de tissage ainsi que des relations vêtements-accessoires à travers ses recherches.».

C’est en 1984 qu’il lance, brevet à l’appui, le tout premier vêtement à énergie solaire avec GPS et portable : la borne mobile était née. Le « milieu de la mode » verra malheureusement d’un mauvais œil toutes les inventions et innovations apportées par ce créateur. N’ayant jamais de mots assez mesquins voire cruels pour critiquer ses évolutions techniques, qui ne seront qu’à terme le Salut de la Haute Couture française.

C’est à travers une explication pamphlétaire qu’ Olivier Lapidus nous dévoile ici, sa vision des choses.
Son vœu étant de réunir autour d’une table, artisans, chercheurs, industriels et financiers afin de croiser chaque savoir-faire et de présenter de nouveaux défilés.

 

« La Mode veut s’emparer du phénomène (évolutions techniques citées ci-dessus, ndlr) et cherche à l’attribuer à ses champions alors que ceux qui en sont les précurseurs restent dans l’ombre. L’Europe se fait, mais il n’y a pas de cross-fertilization en France, ni même dans le monde. Seul ce décloisonnement peut amener les inventeurs à l’éclosion de la nouvelle Mode.

La Mode est devenue un ensemble de networking, fonctionnant en circuit fermé à partir desquels des chaînes câblées d’un côté et des services rendus de l’autre s’envoient chacun des parties de tennis ininterrompues où les collections de mode deviennent le Roland-Garros des mêmes gagnants et champions.

La femme est toujours plus dévoyée, prêtant son corps à des affirmations toujours plus violentes de la mode pure. Finalement, la femme est la grande absente des défilés de Mode et sa chair donnée en pâture à un regard parfois absent d’une critique souvent blasée. Le sens pratique et le service, aspect humain sous-jacent, ne trouvent pas toujours leur compte dans la mode féminine. Et créer en dehors d’un circuit de « douce violence entre amis » est exclu.

La Mode n’existe plus, Internet l’a rendue universelle et instantanée. Elle ne possède plus le cycle nécessaire pour une respiration, c’est un cadavre exquis du moment. Il faut une association d’idées, relayée par des initiés, pour la femme réelle, celle qui m’intéresse vraiment.
La Mode est devenue le mode : la façon d’être soi, sans vouloir pour autant imiter la fille anorexique tatouée et percée dans sa chair, dont le regard surmaquillé fait la une de quelques magazines.
C’est dans ce contexte que j’aimerais parler d’innovation, de sens pratique retrouvé et pourquoi pas du retour d’une mode pour une femme libérée de la Mode.

La Mode aurait-elle une vie et une mort ?
Serait-elle comme Faust ?
Elle n’a plus l’image de son propre visage et implore les années 30, 40, 50, 60, et 70 de lui livrer au rayon joie de vivre les quelques avatars d’une évolution révolue où les Grandes Maisons savent très bien que l’on ne vendra que tubes de rouge à lèvres et eaux de toilette.
Monsieur Giorgio Armani, qui ne fait pas de Mode pure, mais bien une mode pour les femmes – ses clientes – exporte bien plus aux USA que la filière française.

Cette polémique, ce bruit de la porte qui se claque, sont pour marquer la différence. Car je suis le seul couturier qui ait fondé sa carrière sur l’innovation technologique. Le Troisième Millénaire qui s’annonce répondra bien à cette tendance, ou sinon la France a raté son rendez-vous avec l’Europe comme étant le centre de l’Innovation Textile. La France est emmitouflée dans les accords de Maastricht concernant les protections des droits des brevets, qui seuls permettront à notre pays d’exporter.
Le dernier monopole encore en vigueur est celui des idées vraiment nouvelles : le brevet.

En 1996 : présentation de la collection du vêtement à énergie solaire. Le Monde disait : « la tarte à la crème de l’audimat » car j’osais expliquer à quoi cela servait sur le podium.
2000 : deuxième présentation du même vêtement. Au tour du Figaro de dire :«Professeur Tournesol autoproclamé de la Mode et à force d’inventer, il faudrait me trouver un métier » (sous-entendu autre que la Couture.)
C’est fait, je sors du système professionnel pour tenter de rattraper l’Industrie qui fait fureur Outre-Atlantique et en Grande-Bretagne.
Nous, les français, il nous faut presque mourir afin d’être reconnu et on me reconnaîtra à titre « costume » !
La souffrance personnelle, l’indifférence exagérée, les insultes narquoises sont devenues l’apanage de ceux qui veulent faire évoluer le système et qui expriment leurs différences en dehors des schémas collectifs d’usage.

Lorsque les journaux anglais, Herald Tribune en tête, tiraient à boulé rouge sur la Haute Couture française, ils le faisaient au nom du système de la Couture en démontrant chiffres à l’appui qu’une telle hérésie ne pouvait continuer, parce que la Haute Couture structurellement ne présentait aucun intérêt.
L’arrivée des couturiers britanniques étaient un revirement copernicien de cette critique. Soudainement, la Couture redevenait structurellement viable et les tabloïds anglais soutenaient indéfectiblement les ressortissants de leur pays. Belle preuve de nationalisme et depuis, on ne parle plus français Avenue Montaigne.
La Mode est devenue anglo-saxonne. Je dis bravo à nos cousins anglais et ne pense pas que soudainement, il n’y eut aucun talent en France, pour contrebalancer cette prise en main de nos Maisons. Mais je dis que l’ensemble de leurs états-majors et le soutien du verbe anglo-saxon à travers le monde, ont été tel que la France s’est fait déposséder de la Mode pure, dans une jolie manœuvre digne des grands généraux de la Marine anglaise du XVIIIe.

Le seul réel talent caché de notre beau pays ne se trouve pas seulement dans les écoles de mode, elles aussi sont en compétition féroce Outre Manche et Atlantique, mais aussi et surtout dans le tissu universitaire, dans les laboratoires de recherche et avec les milliers d’ingénieurs de notre Industrie. Ces mêmes ingénieurs ne demandent qu’à reprendre le flambeau du textile et de l’habillement sur le terrain de la technologie et non des fashion-victims.

Un grand pays de Mode peut-il se prétendre comme tel sans fabriquer la Mode qu’il préconise. Paris deviendra t-elle le Sofitel de la Mode des autres, les moments d’un événement semi-mondain dans un circuit fermé, dans lequel, lorsque nous parlerons de textile et d’habillement, nous nous adresserons par nature au Ministère du Tourisme et de la Culture, en faisant l’impasse sur le Ministère de l’Industrie et de l’Artisanat ?

Il faut comprendre le renouveau de mon métier et créer des métiers pilotes à la croisée des chemins de la technologie, du marketing et du design des nouveaux produits. Mon métier n’est pas celui d’un chercheur mais d’un cross-fertalizer. Les métiers du futur seront ceux du croisement de savoir-faire.

Le prochain millénaire sera Lépine ou ne sera pas.
Lépine revient pour le XXIe siècle. C’est le retour de l’ingénieux face à l’ingénieur. C’est la faillite des raisonnements abscons et précieux sur l’évolution des objets. Et c’est bien l’émergence d’un nouveau sens pratique où l’Humain aura sa place et où la Mode ne bannira pas l’Invention de son système. C’est le retour de Voltaire : « Le citoyen du monde surfera sur Internet et deviendra le citoyen du mode ».
On s’habillera pour vivre et on ne vivra plus pour s’habiller.
On réconciliera Montaigne avec l’Avenue Montaigne.

La Couture pose la question : dans le prochain millénaire fait d’informatique, et de productique, qu’elle sera la place de l’Homme ? L’Homme cet Inventeur… »

Propos recueillis par Barbara Dorey.

Portrait d’Olivier Lapidus

Né le 2 juin 1958 à Neuilly, Olivier Lapidus est l’héritier culturel d’une famille de couturiers. En 1983, il sort diplômé de l’école de la Chambre Syndicale de la Couture et entame une carrière en Asie du Sud-Est sous un pseudonyme. Distribué dans 350 magasins, il entre dans le top des designers.En 1989, de retour à Paris, installé au 10 avenue George V, dans les anciens salons de Cristobal Balenciaga, il réalise sa première collection de prêt-à-porter haut de gamme.
Devenu directeur artistique de la Maison Lapidus, il crée sa première collection de Haute Couture en juillet 1989.Les saisons se succèdent, chaque collection de Haute Couture décline un thème précis, véritable fil conducteur de la collection : hommage au célèbre Gruau, au monde enchanteur du Bal, à la vie gaie et insouciante du Saint-Germain-des-Près de l’après-guerre, aux promenades dans les jardins à la française…
Puis, il s’oriente vers la recherche et la technologie car désormais selon lui, la Haute Couture est avant tout un creuset de recherches, un laboratoire de formes et de matières.

Brevets et innovations…. Que quelques exemples :

Collection Haute Couture Automne-Hiver 1994/95 : « Hymne à la Soie » :
Olivier Lapidus s’occupe de promouvoir l’industrie textile française et consacre cette collection aux soyeux lyonnais, ce qui lui vaut de remporter le Dé d’Or, prix français de la mode, en juillet 1994. Et pour couronner ses recherches et sa créativité, le jury de la Commission européenne de la Soie, basée à Krefeld lui décerne le « Rouet d’Or » 1995.

Collection Haute Couture Automne-Hiver 1995/96 : « Hommage à l’art des Icônes » :
Avec la permission du patriarche orthodoxe roumain, il met au point un brevet d’imprimerie à haute température qui permet entre autre d’imprimer des minéraux avec le rendu des icônes.

Collection HauteCouture Automne-Hiver 1996/97: « Passé Présent Futur» :
Brevet du vêtement à énergie solaire à partir d’une résistance retordue dans un fil et de panneaux solaires souples couplés à un microprocesseur, régulation thermique d’un vêtement et possibilité d’adjonction de micro pile photovoltaïque en vue de gérer l’énergie sans source lumineuse.

Collection Haute Couture Eté 1997 : « Fibres de fruits et légumes » :
Olivier Lapidus introduit dans ses cotons, ses lins et ses soies, des fibres de fleurs, de légumes ou d’algues marines. Derrière ce brevet, le projet européen d’utiliser les surplus agricoles pour les transformer en textiles. Grande première écologique…

Collection Haute Couture Automne-Hiver 1998/99 : « Parfums » :
Olivier Lapidus évoque à travers une présentation de robes parfumées, l’hypothèse de pouvoir programmer les parfums dans les tissus grâce à une méthode de microencapsulation assimilée à un procédé de liant marin pour résister au lavage…

Collection Haute Couture Eté 2000 : « Electroniquement… » :
Olivier Lapidus présente une collection qui intègre la lumière, l’image, le son : Robes vidéos, E-Tailleurs , broderies de film électroluminescents, fibres optiques à éclairage latéral, films électromécaniques contrecollés pour des robes musicales, rubans solaires pour alimenter robes et tailleurs en énergie.

Sandrine Alexi : le symptôme de l’imitation

Vous ne reconnaissez peut-être pas ce visage, mais chacun d’entre nous a entendu au moins une fois, le son de ses voix. Car derrière les marionnettes des Guignols de l’Info sur Canal Plus, se cachent les différentes voix féminines de Sandrine Alexi. Ah, mais oui…maintenant que vous me le dîtes !

Aux aguets dans la journée pour l’enregistrement de ses personnages sur Canal, c’est à 21h45 au Théâtre de Dix Heures (jusqu’au 31 décembre 2000) que notre imitatrice s’est produite avec son nouveau spectacle : « Sandrine Alexi joue les Stars ».(mise en scène : Patrick Joly).

Stars féminines du petit écran, du cinéma, de la chanson française et internationale : Sandrine Alexi incarne toutes ces Dames tel un peintre nous présenterait ses portraits réalistes dans une galerie.

« A s’y méprendre » pourrait-on dire ! Effectivement, l’illusion va loin, très loin.
Lorsqu’un personnage entre en scène, la « griffe Alexi » s’est apposée sur la totalité de l’Etre caricaturé. Outre la voix : condition nécessaire mais… pas tout à fait suffisante, il y a la gestuelle, les expressions, les « tics »… Tout y est ! Le texte, toujours accentué avec humour mais sans aucune méchanceté, signale un trait représentatif de la personnalité de « l’imité ».

Comment ne pas craquer sur une Arielle Dombasle qui nous explique sur un ton très « mondain » et entre deux battements d’éventail, que nous sommes tous d’une certaine manière des Stars : comme elle !- plait-il ? -Ou encore sur Vanessa Paradis interviewée par une remarquable Mireille Dumas ! Mais aussi les « Stars’life » de Marylin Monroe, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani…. L’émission « Union Libre » animée par une Christine Bravo très… en forme ! Sans oublier Lara Fabian, Ophélie Winter, Céline Dion, Liane Foly, Lio, Jane Birkin et tant d’autres…
Un petit faible évidemment pour Véronique Sanson qui nous interprète, sur un piano imaginaire, une version de « Vancouver » revue et corrigée par le public. Le public ? Et oui, car forcément certains personnages amènent les spectateurs à participer. Tiens un autre trait de caractère ?

C’est après un nombre assez surprenant d’imitations, que l’on aperçoit enfin la vraie Sandrine Alexi pour un rappel plus que tonique.

Bref Portrait :

Née en 1966 à Antibes, c’est à l’âge de 8 ans que Sandrine voit apparaître ses premiers symptômes d’imitatrice : Sheila, Claude François…Son entourage et ses professeurs n’y échapperont pas non plus. Adolescente, c’est dans un groupe de rock progressif que sa voix se libère. Les bals et piano bars révèlent Sandrine , ses dons d’imitation plaisent à Patrick Sébastien.
Première apparition dans « Sébastien, c’est fou », rencontre avec Yves Lecoq et entrée dans « Les Guignols de l’Info ».
1995 :duo avec Didier Gustin.
1996 : voix dans les Minikeums.
1997 : premier grand one-woman show « Poupée de Son » au Point Virgule pendant 8 mois.
1998/99 : participation sur différents plateaux télé et « Bande Original ».
2000 : Sandrine Alexi « Joue les Stars » au Dix Heures.

Sandrine Alexi imite Sandrine Alexi

Sur diverses questions :

« La caricature d’un Etre se fait sur son physique et sa gestuelle quand il s’agit d’une évidence inconsciente (récupérés la plupart du temps sur cassette vidéo). La voix, l’accent, le geste physique est en rapport direct avec l’image envoyée par l’artiste imité. Il ne faut pas trop rentrer dans son intimité mais plutôt jouer sur des choses déjà connues. C’est ainsi que l’imitateur ajoute une « couche de peinture » sur le personnage. »

Une question se pose à savoir comment ne pas perdre sa personnalité à force d’incarner d’autres personnes Et bien justement, Sandrine n’y voit aucun inconvénient, bien au contraire. Car la scène, sorte d’exutoire ou de thérapie, lui permet d’évacuer ces différents caractères et finalement de mieux se retrouver.

Le choix d’un répertoire exclusivement féminin s’explique par la tessiture de l’imitatrice : une femme ne peut pas imiter à la perfection la voix d’un homme. Cependant Sandrine reproduit parfaitement le chat qui ronronne, le cheval, le dauphin et même la sirène des pompiers…

Sandrine et les inventions du siècle :
« L’aviation, la photo, le cinéma, les technologies médicales, informatiques, le téléphone, le fax … Mais c’est surtout la notion de « sens du progrès » qui est la formidable invention du siècle »

Barbara Dorey.


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