Première de Couverture

Edito

Les nouveaux défis du Concours Lépine :
l’entreprise face à l’innovation

Pour un pays industrialisé comme la France, il est indispensable de réveiller les investissements en faveur de la petite et moyenne entreprise.
En effet, depuis quelques années, nous voyons se développer un grand nombre de start-up qui auraient besoin d’un financement de départ. Mais les « capitaux-risqueurs » font quelques fois défaut.

Toutefois, suivant le stade de développement du projet innovant, des aides ou des prêts de l’ANVAR (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche) peuvent intervenir. Dans la plupart des cas, ceux-ci favorisent le terrain de confiance des organismes bancaires-partenaires.
Par ailleurs, le capital-risque est timide en Europe contrairement aux USA où ils accompagnent tous les projets jeunes et dynamiques. Ces financements providentiels proviennent en grande partie des fonds de retraite américaine et visent le maximum de valeur ajoutée.

Ces « capiatux-risqueurs » détectent très souvent une entreprise à fort taux de croissance, mais si au terme de deux années d’exercice, ils constatent un fléchissement dans la rentabilité de celle-ci, des fonds importants y sont souvent réinjectés. Cependant, il faut savoir que ces mesures s’accompagnent la plupart du temps par la mise en place d’un manager expérimenté sachant accroître les performances de l’entreprise en question.
Au terme de cinq années d’exploitation, la société doit atteindre un seuil de rentabilité maximal. Lui permettant éventuellement d’accéder à une cotation en bourse, tout en ayant atteint ses objectifs. A terme, cette entreprise se fait absorber par un grand groupe : ce schéma est l’exemple vivant de la Silicon Valley, ne donnant pas toujours la finalité rêvée au porteur du projet.

Pour d’autres, le processus de développement passera par la loi du marché classique : l’offre et la demande. Dans ce cas de figure, il ne reste plus qu’à trouver son autofinancement et se rapprocher ensuite des PME/PMI. Pour ce faire, vous pouvez obtenir l’aide de l’A.I.F.F. qui tend à combler le fossé séparant les trouveurs des entreprises.
Effectivement, les uns possèdent l’invention et les autres l’outil de travail. Il existe justement les Chambres Consulaires. Elles sont très bien structurées et peuvent réagir rapidement aux besoins de leurs entreprises. Au même titre que l’A.I.F.F./Concours Lépine qui sait identifier aisément les inventeurs de projets réalistes.

Dans le cas d’un contact individuel, entre l’inventeur et une entreprise française, se profile souvent un climat de méfiance et de scepticisme réciproque. Provoquant de part et d’autre un désintérêt pour le projet. Permettant malheureusement la fuite de l’invention vers des sociétés étrangères.

Au début du siècle à nos jours, l’invention a bouleversé nos habitudes. Aujourd’hui, le monde bouge, à la fois sur nos écrans de télévisons, sur nos téléphones portables et surtout avec Internet. On peut être, à tout instant, en mesure de créer l’événement et la surprise. Il reste cependant à établir des règles bien distinctes concernant ce pouvoir technologique. Il faudra donc y réfléchir avec un peu plus de recul et d’humilité pour le bien-être et l’avenir de tous.

On ne subit pas l’avenir, on le fait.
Georges Bernanos (1888-1948)

Gérard DOREY
Président

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Nouvelles de L’A.I.F.F



Les deux podiums

Prim’Time, l’indispensable montre de la Sté Xélia

L’idée :

Lorsque vous avez un enfant qui ne cesse pas de jouer avec son ordinateur – car à cette époque (1984) « Batman » n’attendait pas ! – il fallait bien que Bruno Graff trouve une solution pour faire dîner et coucher son fils…
Cet ingénieur INTS, mit au point une machine permettant de bloquer l’ordinateur de celui-ci. Par conséquent, ce pauvre « Batman » n’arrêtait pas de se fracasser contre les murs, ne répondant plus aux commandes du jeune garçon. Cette méthode étant un petit peu trop radicale, M. Graff décida de faire apparaître sur l’écran aux heures des repas :une assiette et au moment de se coucher :un lit.

L’idée était lancée et le terme « moment » allait bientôt prendre toute son importance.
Pourquoi ne pas transposer ce système sur une montre ? Fallait-il encore déjà y penser ! Mais dans les années qui suivirent, les coûts de conceptions de ce projet étaient encore bien trop élevés.

Août 1998 : création de Xélia Technologies.Avec un ami Centralien : Eliot B.Simpson, Bruno Graff crée à La Rochelle la société Xélia Technologies, dont il est le Pdg. Travaillant avec le Laboratoire de chronopsylogie de l’université de Tours, aidé par l’ANVAR, les deux hommes lancent la Prim Time. Une autre rencontre favorisera la fabrication de celle-ci : Xiu Fang Rong, ingénieur chinoise en électronique, qui permet à cette montre d’être sous-traitée en Asie à un prix avantageux.La Prim Time, sans aiguille, affiche sur son écran des pictogrammes, répondant à la sempiternelle question des petites têtes blondes « Dis, c’est quand que… ? ». Protégée par un brevet, la montre a pour vocation d’aider les petits enfants à appréhender la notion de Temps et par la même occasion, de leur apprendre l’heure.
Effectivement, on ne parle pas de chiffre ici, mais bel et bien de « moments ». Si un petit bol s’affiche, il est temps de petit déjeuner ou encore la présence du cartable indique le moment de partir à l’école. On imagine aisément la maman dire à son enfant : « lorsque tu verras une petite assiette sur ta montre, il sera alors 12h00, cela voudra dire que je viendrai te chercher ». Scénario parmi tant d’autres…Décembre 1999 : première commercialisation.

Présentée, vendue au Salon Univers d’Enfants et au Concours Lépine International de Paris 2000, la Prim Time remporte une médaille d’or. Mais les développements ne cessent d’intervenir, jusqu’à l’ultime, du moins pour l’instant : le partenariat avec France Télécom R&D.
L’intérêt : les enfants pourront communiquer avec leurs parents grâce à la technologie Bluetooth (standard de liaison radio qui utilise des fréquences proches de 2,4 gigahertz et émet dans un rayon de 10 mètres.).

Un bouquet d’environ trente services sera disponible.
Par exemple : si l’enfant rentre chez lui en l’absence de « l’autorité parentale », il sera reconnu par la télévision et pourra regarder l’émission pré-programmée par ses proches . De même pour l’ordinateur, il y aura accès avec l’unique usage de la souris et surfera sur des sites choisis par ses parents. Mais aussi, dans le domaine de la sécurité, si le bambin s’éloigne dans la foule, les siens seront prévenus ou encore lorsqu’il s’approchera de trop près de la piscine. A partir de cette montre, il sera même possible à terme, d’envoyer des messages SMS vers un portable…

Cet éventail d’utilisations permettra de rassurer les adultes ou les proches de l’enfant et sera normalement disponible dès novembre 2001. Le prototype quant à lui devrait voir le jour en avril prochain.
Le marché semble plus que porteur : 18 millions d’utilisateurs potentiels sont déjà prévus. Comme le souligne d’ailleurs Eliot Simpson : « la montre est le seul objet, avec les lunettes, qu’un très jeune enfant peut avoir en permanence sur lui ».

En attendant ces nouveaux développements, la « version initiale » est déjà disponible dans quelques centaines de magasins de montres.
La Prim Time rentrera obligatoirement dans les habitudes, elle sera forcément aux petits enfants ce qu’est le portable actuel aux adultes. Toujours est-il qu’il ne faut pas s’attendre à moins !

Barbara Dorey.

Un boîtier pour disque compact : A. & S. Courchesne:

L’invention :

Notre produit consiste en un boîtier pour disque compact qui s’ouvre grâce à une simple pression du doigt sur un bouton poussoir. Dès que l’on enfonce légèrement le bouton, un ressort relâche la tension emmagasinée pour soulever le couvercle.

Ce boîtier a été conçu de façon à répondre aux critères actuels. Ainsi, il est de même dimension que le boîtier traditionnel; ce qui permet de le ranger dans les systèmes déjà existants et de mettre à l’intérieur les brochures.

Notre couvercle est fabriqué sans pattes au niveau de la penture (charnière), nous ne pouvons donc pas le casser. Il est d’une grande utilité pour les utilisateurs de disques compacts dans la voiture et au bureau puisque l’on a besoin d’un seul doigt, il est d’ailleurs facile à manier pour une personne ayant un handicap.

L’historique :

L’invention de ce boîtier évolue depuis déjà plus de 5 ans dans notre esprit. Je suis ingénieur en Génie mécanique ayant travaillé pendant plus de 20 ans dans le domaine du plastique et de l’automation, et ma fille, technicienne en transformation des matières plastiques avec 3 ans d’expérience. Nous avons mis en commun nos compétences respectives pour arriver à incorporer un mécanisme efficace au boîtier traditionnel.

Durant les 3 premières années, nous avons déposé 2 brevets incluant une dizaine de modèles différents. Aussi, au cours de ces 3 ans, nous avons fait plusieurs démarches auprès des intervenants du milieu du disque compact (Sony Music à New York et à Toronto, Céline Dion, René Angelil, Corey Hart, Cinram, Trans Canada, Disque Améric, K. and K. Donald), mais chacun d’eux, malgré qu’ils soient tous épatés par les prototypes que nous leur présentons, ne veulent pas s’impliquer. Les fabricants exigent des commandes alors que les artistes ou les distributeurs exigent qu’un fabricant s’implique… la poule ou l’œuf! Pourtant, 2 études de marché leur indiquent que le marché est là et que les consommateurs sont insatisfaits du boîtier conventionnel. C’est à cet instant, que nous avons décidé de trouver les moyens pour démarrer la production du boîtier nous-mêmes.

Nous nous sommes donc mis à la recherche d’un investisseur. Entre alors en jeu M. Germain Courchesne qui se joindra à nous dans cette belle aventure. Le premier moule entre en fabrication et les démarches pour monter un réseau de distribution sont alors entreprises.

Nous arrivons au mois de décembre 1999 : M. Germain Courchesne nous suggère de poser notre candidature au prestigieux Concours Lépine. Nous enclenchons donc les démarches pour nous rendre à Paris. Arrive enfin le Concours Lépine où nous nous sommes vus remettre une médaille d’argent pour notre invention. Grâce à cet honneur, nous allons bénéficier d’une couverture médiatique exceptionnelle.

En France, le boîtier fut choisi parmi les 6 coups de cœur du magazine parisien Femme Actuelle, no 814, p.6 (hebdomadaire vendu à environ 800 000 copies). Des interviews ont été diffusées sur TF1, France 2 et France 3, ainsi que sur les ondes d’une station de radio parisienne.

Au Canada, nous avons été interviewés pour le Téléjournal de la chaîne de télévision TVA et cette interview fut également diffusée sur les ondes de LCN, une chaîne d’information continue, toutes les 20 minutes pendant 24 heures. Plusieurs articles parurent également dans les journaux de notre région.

Suite à notre retour au Canada, nous améliorons encore le boîtier et déposons un nouveau brevet. Avec cette modification, le boîtier pourra être produit et assemblé à haute cadence sur les machines déjà existantes; et ce, à un prix très compétitif vis-à-vis du boîtier conventionnel. Notre boîtier peut donc désormais aspirer au titre de « standard mondial ».

Tout est maintenant en place pour que nous produisions en grand nombre notre nouvelle invention. Les premiers boîtiers devraient apparaître sur le marché pour la période des fêtes.

À l’heure actuelle, nous sommes en nomination pour le titre de « Personnalités de l’année » de la Chambre de commerce de notre région grâce à la médaille gagnée au Concours Lépine.

Amélie et Simon Courchesne.

Les Brèves

La technologie de demain :

Cambridge Display Technology vient de mettre au point : les écrans mous. Renvoyant par la même occasion, nos téléviseurs à tube cathodique au placard… La télévision de demain ressemblera à un simple morceau de plastique. Surtout ne jetez pas tout de suite votre TV, les premières applications doivent d’abord se faire sur les écrans de téléphones portables.
L’intérêt :
Ces écrans coûteront 40% moins chers que les LCD (cristaux liquides).
Il ne sera plus obligatoire de regarder l’image sous un angle précis, car cette innovation propose un champs de vision de 180°.
Sa souplesse le rendra incassable, la mode, la presse écrite et les constructeurs de pare-brise s’y intéressent déjà.

Vivre de soleil et d’air pur !

De Halifax à Vancouver :7044 Km, c’est ce qu’a parcouru en 4 semaines la voiture solaire « Radiance ». Conçu à la Queen’s University d’Ontario, ce véhicule est composé d’un châssis en fibre carbone, d’un capot en fibre de verre recouvert de Kevlar. Elle ne pèse que 245 Kg et peut atteindre grâce à son moteur de 5,6 KW, 125Km/h.

A l’approche de Noël.

Quelle que soit notre génération, la poupée rencontre toujours autant de succès. Nos petits bambins ont de quoi se réjouir avec l’arrivée sur le marché de « Mon Bébé à moi » de Berchet. Ce poupon, grâce à 4 piles LR6 et une liaison radio, prend vie… Rires, gazouillis, éternuements, rots, phase de sommeil, etc… soit une douzaine de fonctions. De quoi émerveiller petits et grands !

Newco : vu au salon Cadeau & Entreprise.

Heureux d’avoir acheté votre nouveau CD dans un magasin de musique, il vous tarde évidemment de l’écouter. Une fois rentré chez vous, il faut retirer l’emballage avant de pouvoir entendre quelques notes de l’album.
L’agacement commence alors, les ongles, les dents, les ciseaux… bref tout y passe pour arracher ce maudit film plastique (si près du but…c’est tout de même dommage !). Actuellement, bien peu de choses permettent d’ouvrir un CD neuf si ce n’est maintenant le Newco. Créé et dessiné par Hervé Houplain, ce petit engin astucieux permet de couper tous les films d’emballages des CD musicaux ou autres.
Deux versions existent, l’une en métal chromé (66 Frs) et l’autre en version plastique (25 Frs) accompagnées d’une multitude de coloris.

A avoir toujours chez soi.

Efficace et pratique, l’aérosol Coup’Feu de Burnstop peut vous rendre service à tout moment. Grâce à ses qualités (refroidissement du foyer, suppression de l’oxygène,…) vous pourrez faire face à différents feux (barbecue, friteuse, feux d’origine électrique, et bien d’autres…) Disponible en grandes surfaces.

Pour les bricoleurs avertis.

Castorama vient de sortir une peinture acrylique satinée. Toute une « panoplie » de couleurs, soit vingt-sept au total, grâce au Couturier Jean-Charles de Castelbajac. De quoi redonner fière allure à votre maison.

Buzz : il fait fureur aux U.S.A

Pratique, peu encombrant, Buzz est un petit scooter, pliable. Ni nuisance, ni pollution grâce à son moteur électrique. De jolis couleurs (rouge, bleu, citron). Vous ne pourrez plus vous passer de lui.

Amis SX001 : un vélo tout-terrain sans souci.

Modèle homme, modèle femme : géniale, cette bicyclette. Partez serein. Plus de souci de chaîne qui saute. Toujours les mains propres. Mais alors ? Avis International a remplacé chaînes et pignons par un arbre de transmission en alliage

Barbara Dorey et Chantal Palluau

Art et creation

L’art de créer un « bijou »Parfois symbole de faste, son éclat et sa beauté suscitent chez nous le rêve.
Mais qui est à la base de sa conception ? Comme voit-il le jour ?Pour répondre à toutes ces questions, nous avons rendu visite à un « sertisseur en joaillerie » et avons découvert son atelier

La création :

Tout d’abord, un dessin est esquissé au crayon par un dessinateur, puis finalisé à la gouache, afin de lui donner son effet réel. (Suivant l’importance de l’objet créé, un dessin peut se négocier à plusieurs milliers de francs).

A partir de ce dessin, un maquettiste va réaliser un prototype en cire, puis transformer ce dernier en argent par un système de fonte dit « à la cire perdue ». Après quelques retouches, nous obtenons le modèle souhaité.

Une empreinte de ce modèle est prise dans un moule en caoutchouc, dans lequel sera injectée ensuite de la cire. Cette dernière, à nouveau par le système de fonte à la cire perdue, sera remplacée cette fois par un métal précieux (or ou platine). Nous obtiendrons notre modèle autant de fois que souhaité, en renouvelant le nombre de cires.

L’objet brut de fonte arrive maintenant dans les mains du bijoutier, qui va rectifier les imperfections de la fonte, puis prévoir les emplacements d’éventuelles pierres précieuses avant qu’elles ne soient définitivement ajustées et montées par le sertisseur. Avant cet assemblage, il est indispensable de procéder à une phase de polissage, préparant principalement les endroits qui deviendront inaccessibles après montage des pierres précieuses.

Le sertissage :

Comme nous l’avons vu précédemment, la monture du bijou peut être réalisée partiellement de façon mécanique, alors que le sertissage reste un métier exclusivement manuel. Seule la sensibilité et l’oeil humain (armes essentielles du sertisseur) peuvent évaluer la fragilité d’une pierre précieuse.

Après cette étude essentielle, le sertisseur, installé devant son établi en bois, de forme particulière va ébaucher un ajustage à l’aide d’un tour électrique suspendu, sur lequel s’adaptent des fraises de forme différentes (outillage similaire à celui du prothésiste dentaire). Il perfectionnera son travail à l’aide de petits outils appelés « échoppes » de forme appropriée au type de sertissage souhaité.

Le sertissage s’effectue généralement sans loupe, sauf pour certains travaux, lorsque les pierres infiniment petites peuvent atteindre 6/10ème millimètre.
La vérification du travail s’effectue à la loupe ou à la binoculaire 10 ou 20 fois.

La phase finale du bijou consiste au polissage ou avivage de celui-ci. A l’aide d’un tour fixe, de « brossette » et de pâte plus ou moins abrasive, nous allons faire briller le métal.

Scintillant de tous ses feux, notre bijou, après avoir été vérifié par un oeil plus qu’expérimenté, est prêt à être exposé dans la vitrine de nos détaillants joailliers.

Comment devient-on sertisseur en joaillerie ?

La Chambre des Métiers de Paris propose une formation en alternance sur 2 ans, d’enseignement théorique et pratique dans ses locaux, lié à un apprentissage dans un atelier de sertissage. Cette formation débouche sur un CAP.

Le jeune ayant obtenu ce CAP sera capable d’effectuer certains travaux de sertissage lui permettant de vivre de son art; tout en poursuivant dans l’atelier qui l’accueillera sa formation pendant plusieurs années, nécessaires à la maîtrise de tous les types de « serti »

Les différents types de « serti »

« Serti » à grains, à griffes et « serti » clos, mais aussi :

Serti invisible : le sertisseur intervient très peu, c’est un travail du ressort du lapidaire et/ou du joaillier. Les pierres sont engagées sur un rail au niveau de leur culasse prévue à cet effet, qui ne laisse apparaître aucun métal entre les pierres. Le sertisseur n’intervient que pour sertir la dernière pierre, clé de ce type de serti.

Les qualités requises pour être sertisseur

Il faut avoir bien sûr une bonne vue, être doté d’une bonne dextérité, avoir de la patience, et bien évidemment un goût artistique prononcé (le sertisseur apportant la dernière « touche » à l’objet).

Tous les artisans entrant dans la création d’un bijou sont de par leur goût, leur compétence et leur sérieux à l’origine de la renommée de la joaillerie française et plus particulièrement parisienne. En témoigne le fait que nombre d’entre eux ont reçu le titre de meilleur ouvrier de France.

Mes remerciements à toute l’équipe de cet atelier de sertissage pour cette visite enrichissante, où pendant quelques heures j’ai eu ma part de rêve.

Pierres utilisées en joaillerie

Elles sont appelées pierres précieuseset sont au nombre de 4 :

le saphir (de couleur bleue, rose, jaune ou verte)
le rubis (de couleur rouge)
l’émeraude (de couleur verte)
le diamant (de différentes couleurs : blanc, noir, vert, bleu, rose, jaune).

Chantal Palluau

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